SUR L’ART DES MINES. 13les eaux filtrent au travers des fentes jusqu à la plus grandeprofondeur. On conçoit donc, que moins ces fentesferont serrées, Sc que plus il y aura des filons dans leroc , plus elles perceront en grande quantité ; mais ellesne passent pas si aisément dans les montagnes duneconstruction solide. C’est par cette raison que dans^exploitation des Mines, on trouve des montagnes plusou moins abondantes en eaux. f
§. 15.
A considérer les qualiiés des montagnes qsson vientde décrire , il semble que toutes les montagnes despremières Sc fécondes claíïès , ifont été (sabord qssunematière molle Sc amassée par les eaux, qui s étant
pétrifiée successivement, a formé ce corps solide quenous appelions roc ; car-on ne peut définir autrement laformation des bancs Sc feuilles, que nous trouvons dansles montagnes de la première Sc seconde classe. Lapluparcdes terres, en íè séchant, reçoivent une forme feuilletéequi reíïemble à celle qui est dans l’intérieur des mon-tagnes ; mais dans les montagnes où le roc est massif Sccomme fondu , la terre étoit d’une nature à ne pouvoirprendre cette forme ; on voit des terres de cette espèce.En second lieu, les grandes vagues qui charioient toutesfortes de terre, nous font concevoir comment ces maíîesénormes, que nous appelions montagnes , ont pu kformer par couches Sc par bancs , dans lesquels on