504 INSTRUCTIONmachine soufflante, le bon. air qui est introduit íè mêleavec le mauvais, ce qui rend l’amélioration très-lente;car, comme l'air est un fluide, il faut que dans les deuxcas l’air calme, qui est mis en mouvement par celui de lasuperficie, íè mêle avec lui, comme une eau trouble semêle avec une qui est claire ; mais il vaut mieux chercherla raison de ce fait dans l’élasticité de l’air, Sc dans lanature des deux machines. Une machine soufflante poustèl’air superficiel dans des tuyaux juíqu’à rencontrer celuide la Mine qui est plus deníè, Sc qui forme une colonnebeaucoup plus considérable, en raison du grand vuidequ’il occupe. Il est donc naturel que la petite colonnetrouve une résistance considérable à vaincre, A qu’elleest, par cette raison, trop soible. Cette foiblestè s’aug-mente en raison de l’éloignement de la machine. Maisune machine aspirante extenue Sc raréfie l’air de la Mine ;l’air de la superficie , par sa puiíîànce élastique, est né-cessairement obligé d’avancer pour remplir le vuide. IIest donc aisé à concevoir qu’une machine aspirante pro-duit un meilleur effet pour délivrer du mauvais air qu’unesoufflante. Au reste, quand on considère les propriétésde l’air décrites ci-deíîùs, on voit bien qu’il est inutiled’établir des machines qui fer oient en même temps souf-flantes Sc aspirantes. Car comme l’air, par son élasticiténaturelle, Sc par íà fluidité, se met toujours en mouve-ment quand il est condensé ou attiré par la raréfaction,il íuffit de íè íèrvir d une de ces machines.
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