SUR L’ART DES MINES. 515que ceux du feutre ou cuir contre les parois. La feuleincommodité de cette machine est, qu’il faut très-fou-vent la visiter, asin que l’eau soit toujours à la hauteurnécestaire dans la cuve.
§. 480.
Enfin, on s’est encore servi du feu avec succès pourchaíîer le mauvais air de la Mine. Lai déja dit que f air íèraréfie dans les endroits où il y a du feu, Sc que par comféquent la puissance élastique de celui qui est éloigné Scqui est plus denie ) tend à remplir le vuide raréfié : maiscomme l’air qui remplit le vuide est continuellementraréfié, Sc qu’il en doit toujours venir du nouveau, il estnaturel que la circulation devient plus animée. Ce fontces effets qui ont fait inventer les fours à feu , par le moyen«lesquels on est en état de pomper l’air des puits les plusprofonds, ainsi que des galeries Sc autres ouvrages fortétendus. Calvoer a décrit très-circonstancìeliement unsemblable fourneau Sc ion usage : telle est fa construc-tion en peu de mots. Suivant cet Auteur on fait, à côtéd’un puits ou d’une galerie, un four quarté avec une che-minée. Le four a intérieurement une forte grille de fer,íiir laquelle on met le bois ; au-dessous il y a un cendrier,Sc au-dessus de la grille on laiíîe une ouverture pour yjetter le bois : on la ferme bien , afin que l’air extérieurnepuiíïèpass’y introduire, On adapte, à chaque côté du
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