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jeu de son piston, répare ses pertes & entretientdans toutes ses parties une circulation qui lamet en état d 5 opérer ses effets , fans aucun se-cours étranger; & cela par des moyens fi simples& si ingénieux, que tout homme est saisi d’ad-miration à l’aspect de cette production de l’in-dustrie humaine.
Le jeu de cette machine est produit par fac-tion alternative de la vapeur de seau & de lapression de l’atmosphère.
II paroít qu’un de ceux à qui l'on en doit lapremière idée(i) est Lapin, Médecin François»
(r) Defaguilliers rapporte qu’à la fin du régne deCharles II, le Marquis de XPorcester fit paroître un livreintitulé Centuries d'inventions ( imprimé à Londres en1663); h les donnoit comme en ayant déja mis quel-ques-unes en exécution , & il proposo.it les autrescomme praticables & utiles,. Plusieurs n’étoient quedes projets, & il s’étoit mépris en quelques endroits;mais l’un de ces projets est celui d’élever l’eau parlefeu, en changeant Peau en vapeurs, pour,avec celles-ci»presser des quantités d’eau froide. Voici les paroles duMarquis, N° 68-
« Une manière admirable & la plus propre pour élever55 Peau par le feu , n’est pas de Pattirer vers le haut,55 comme le soleil attire Peau en Pair après l’avoir ré-?5 duite en vapeurs ; parce que cela ne peut être que»5 intrasphœram aBìvitatis , c’est-à-dire à une distanceP fiçe, Çelle que je propose n’a point de bornes si les