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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
les uns des autres, suivant les moulures que l’on veut obtenir comme sui-vant les dessins ou les contours à reproduire. Ces outils et ces porte-outils s’appliquent aussi bien que la plume mécanique aux diverses ma-chines qui fonctionnent dans l’établissement. Nous allons en faire connaîtreplusieurs.
Les fig. 10 et 11 représentent en élévation et en plan un porte-outilsfort simple B qui s’emmanche directement et à vis au bout inférieurde l’arbre vertical H, ou, si l’on veut aussi, au bout de l’axe A. Il peutrecevoir indifféremment des outils qui doivent travailler en tournantsur eux-mêmes, ou bien des outils qui travaillent en marchant. Dans cesystème, le porte-outils est d’une seule pièce, et la lame, le foret ou lamèche u y sont fixés à demeure et au centre par une vis de pression : cetoutil, sur le dessin, est destiné à faire des rosaces, par conséquent il opèrepar rotation continue. On peut également faire servir ce porte-outils àrecevoir une lame horizontale au lieu d’une verticale u; dans ce cas, elleopère évidemment en rabotant, c’est-à-dire que le porte-outils est animéd’un mouvement de va-et-vient. La fig. 12 désigne un porte-outils à pla-tines qui pincent entre elles des lames ou des mèches plates u 2 , travaillanten dessous ; il y en a d’autres analogues, qui servent à recevoir une mècheou un outil travaillant sur le côté.
Nous en avons vu aussi qui réunissent les conditions des deux précé-dents, et qui, en outre, permettent de placer l’outil suivant une inclinaisonquelconque; à cet effet, les deux platines qui les pincent sont montées àtourillons, pour leur permettre de pivoter sur elles-mêmes, ce que l’on faità l’aide d’une poignée qui est à la disposition de l’ouvrier.
Il existe aussi des porte-outils qui permettent de varier au besoin laposition de l’outil, pour s’éloigner ou se rapprocher du centre, tels sontles porte-outils représentés sur les fig. 13 et 14 ; dans l’un, l’outil est ren-fermé dans une espèce de boîte U, fondue avec la douille B, et sur le côtéde laquelle sont plusieurs vis de pression v', qui serrent une platine enfer v 2 , logée à l’intérieur. Comme cette platine a toute la longueur de laboîte, on comprend qu’elle peut toujours pincer l’outil, qu’il soit placé prèsou loin du centre. Dans l’autre, l’outil est tenu au centre d’une piècemobile U 2 , qui peut glisser, comme un support à chariot, sur la base dres-sée et allongée de la douille U, dans l’intérieur de laquelle est une vis derappel qui traverse l’écrou logé dans la pièce ; ainsi, en tournant cette vis,on fait marcher l’écrou, et on éloigne par suite l’outil du centre de l’arbre,ou on le ramène vers celui-ci.
Il y a des porte-outils du même genre et sur lesquels on peut monter àa fois deux outils qui travaillent simultanément.
Ces différents porte-outils, variables de formes et de dimensions, etapplicables, comme nous l’avons dit, à toutes les machines de l’usine, sontdes parties nouvelles d’un grand intérêt, et qui ne se rencontrent pasévidemment dans les machines-outils destinées au travail des métaux.