PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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certaine quantité d’eau chaude, qui, dans son écoulement, entraîne avecelle les sels que contient la cendre et qui agissent sur le linge. Le liquidequ’on reçoit à la partie inférieure est de nouveau réchauffé, puis reversédans le cuvier jusqu’à ce qu’on juge l’opération terminée. Le drap et lescendres sont alors enlevés, le linge retiré, puis savonné à l’eau claire etrincé pareillement. Il ne reste plus qu’à l’étendre et l’égoutter pour le livreraux repasseuses.
Ce procédé, ainsi que le précédent, peut prendre le titre de coulage ordi-naire. Il a l’inconvénient de reporter, sur du linge qu’on veut blanchir, dela lessive qui devient constamment plus sale, et d’exiger que ce transports’effectue constamment et par petites quantités, ce qui ne laisse pasd’être très-embarrassant. M. John Laurie, de Glascow, a bien proposé despompes pour cet effet, mais ce nouveau mode d’opérer ne changeait rienau vice môme du système.
M. Herpin, dans son Rapport à la Société d’encouragement en 1839, agroupé les différents procédés en quatre classes ; nous suivrons égalementcette division en nous appuyant sur les intéressantes recherches qui setrouvent consignées dans ce Rapport.
Le coulage par projection, c’est-à-dire celui où la lessive est constammentprojetée sur le linge à blanchir, s’exécute au moyen d’une machine très-simple due à M. Widmer, de Jouy. Il consiste en une chaudière métalliquesurmontée d’un cuvier dont le fond est formé d’un grillage en bois. Aucentre du cuvier se trouve un tube d’ascension qui descend presque jus-qu’au fond de la chaudière. Ce tube est terminé supérieurement par unecalotte renversée où vient s’épanouir la lessive lorsque l’ébullition a lieu, etd’où elle retombe en cascade sur la surface du linge qu’elle traverse denouveau. On entretient cette circulation continuelle pendant trois ouquatre heures pour obtenir un résultat convenable.
Cet appareil, employé vers 1814 chez Berthollet, à Arcueil , n’est pasexempt de l’inconvénient que nous avons signalé précédemment, néan-moins Chaptal, s à qui l’en doit la première idée de l’application de la va-peur au blanchissage du linge, en fut très-satisfait, et apprécia les bonseffets qu’il pouvait produire tant pour le blanchiment que pour le blan-chissage.
M. Descroisilles fils a construit également un appareil reposant sur lemême principe ; on en trouve la description dans le tome II du Diction-naire de l’industrie agricole et manufacturière.
Le coidage par circulation, dont donne également une description le mêmeouvrage, et quia été appliqué en grand parM.d’Arcet pour le blanchissagedes chiffons de papeterie, consiste dans le moyen de mettre en communi-cation le haut et le bas d’une chaudière verticale avec un cuvier de mêmeélévation. Cette chaudière est placée sur un fourneau; on verse la lessive,et le niveau du liquide s’établit dans les deux vases. On en ajoute jusqu’àce qu’elle arrive un peu au-dessous du tuyau de communication supérieure ;vn. 2