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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

on chauffe alors, le liquide se dilate, et la partie échauffée, qui est aussi laplus légère, vient à la surface et se déverse par le tuyau sur le linge. Il ré-sulte de cette disposition quà mesure que la hauteur du liquide augmentedans le cuvier, une quantité semblable de lessive froide sécoule par letuyau inférieur de celui-ci dans la chaudière, et comme les mômes phé-nomènes se reproduisent tant que lopération a lieu, il en résulte quilsétablit un courant continu, et que le linge se trouve ainsi parfaitementlessivé.

Le blanchissage à la vapeur,, comme nous lavons dit, au savantChaptal, fut employé dès lorigine au blanchiment du coton écru, puisenfin adopté pour le blanchissage du linge. Ce procédé, qui offre de grandsavantages sur lancien, eut à lutter contre la routine et le mauvais vouloirdes blanchisseurs; on alla même, dans quelques établissements, jusquàbriser les appareils perfectionnés pour revenir aux anciens procédés.

Nous laisserons parler M. Mérimée, chargé par la Société dencoura-gement , de faire un rapport sur les procédés de blanchissage qui avaientété présentés par M. Cadet-de-Vaux.

« On essange le linge à la manière ordinaire, on le trempe ensuite dansune lessive légère de soude ou de potasse mêlée dune petite quantitéde savon, et on larrange dans la cuve à vapeur.

« Cette cuve, qui est dune proportion plus élevée que les cuves ordi-naires, mais qui pourrait être de même forme, est percée au fond parbeaucoup de trous ; elle pose sur la gorge dune chaudière à moitié rem-plie , dans laquelle sécoule lexcès de lessive dont le linge est imprégné.Cest une lessive qui fait laliment de la vapeur, et ce pourrait être de leaupure, puisque les alcalis fixes ne sont volatilisés quà une température biensupérieure à celle de leau bouillante. Comme il ny a que peu de liquidedans la chaudière, il entre promptement en ébullition, et la vapeur nayantdautre issue que les trous du fond du cuvier, qui est bien fermé par uncouvercle, elle circule dans la masse du linge, à laide de tuyaux convena-blement disposés, et le pénètre de toutes parts.

« La durée de ce bain de vapeur dépend de la quantité de linge et de sonétat de saleté ; on peut lestimer à quatre ou cinq heures pour 50 kilo-grammes de linge ordinaire.

« Après que le linge est retiré du cuvier, on le lave dans de leau tiède, etsil reste encore des taches, on emploie un peu de savon.

« Cette méthode a sur les lessives ordinaires des avantages incontes-tables ; elle exige moins de temps, moins de savon, moins dalcali, moinsde bois, elle est dune exécution plus facile, dun succès plus constant; et,ce qui est un grand avantage, elle nexpose pas autant au risque de brûlerle linge en prolongeant lopération au delà du temps nécessaire. »

Le blanchissage à la vapeur supprime linconvénient de se servir de les-sives sales, car le linge, simplement imprégné de lessive, acquiert graduel-lement la chaleur de leau bouillante par le seul effet de la vapeur deau