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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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mise en évaporation, et qui, en sy condensant successivement, dispensede verser sur le linge la lessive qui sen égoutte ; d il résulte que leauqui retourne sale dans la chaudière ne retourne plus sur le linge que danslétat de vapeur ; quelle est par conséquent toujours dégagée des matièresgrasses et colorées quelle enlève au linge pour les accumuler de nouveaudans la chaudière ; aussi remarque-t-on quà la lin de cette opération lelinge contenu dans le cuvier à vapeur est toujours blanc, tandis que celuiqui provient des lessives ordinaires est toujours roux, ce qui rend ce der-nier très-difficile à laver.

Indépendamment de lavantage davoir du linge blanc au sortir du cuvier,ce procédé offre encore, daprès Curaudau, les bénéfices suivants:

1° Économiser les cinq sixièmes du combustible quon emploie dans leslessives ordinaires ; car avec 100 kilog. de bois, on fait une lessive de1500 kilog. de linge sec, laquelle, daprès lancien procédé, exige près dundouble stère de bois, qui pèse environ 800 kilogr.;

2° Faire en huit heures une opération qui en exige vingt-quatre daprèslancienne méthode ;

3° Diminuer dun tiers les frais de main-dœuvre;

4° Réduire au tiers la consommation de savon ;

5° Communiquer au linge une très-grande blancheur sans en altérer letissu ;

6° Enfin, avoir la certitude physique que la chaleur peut être portée à100 degrés centig., sans crainte de voir dépasser ce terme, qui est celui deleau bouillante, nécessaire pour enlever certaines taches qui, faute davoiréprouvé une assez forte chaleur, auraient résisté à laction des lessives or-dinaires. Cette chaleur est encore nécessaire pour détruire complètementles miasmes délétères et les insectes que pourraient contenir les vêtementset le linge de certains individus.

M. Sol a imaginé, en 1837, un appareil de blanchissage dans lequel lelinge est soumis à la fois à laction de la lessive bouillante et de la vapeur,ce procédé dit sans coulage se compose dune grande roue à laver analogueà celle employée pour le blanchiment des tissus, et connue sous le nom deDash-Wheel. Cette roue tourne sur son axe dans une sorte de tambourelle est exactement renfermée.

La moitié inférieure de ce coffre contient la lessive maintenue en ébulli-tion par un courant continu de vapeur produite dans une chaudière voisine.La partie supérieure du tambour est remplie de vapeur.

On conçoit que le linge qui est placé dans la roue sera, lorsque cette der-nière est mise en mouvement, secoué, ballotté vivement, et alternative-ment immergé dans une atmosphère de vapeur et dans la lessive bouil-lante ; ce qui devra produire un nettoyage rapide si toutes les surfaces dulinge sont suffisamment exposées à laction de la vapeur et de la lessive.

En 1838, M. Bourgnon de Layre établit également sur le principe de lavapeur un appareil à lessiver qui fut adopté par lhôpital général de Poi-