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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

tiers, et qui d’après des expériences suivies et continuées pendant plusieursannées n’a pas cessé de donner des résultats satisfaisants.

Nous avons à parler aussi de l’appareil de M. Réné-Duvoir, ingénieurbien connu pour la construction des appareils de blanchisserie et des calo-rifères. La buanderie, combinée pour marcher par circulation, se composed’une chaudière cylindrique en cuivre fermée par un couvercle à soupape,qui ne s’ouvre que quand le niveau du liquide s’abaisse. Cette chaudièrepeut alimenter deux cuviers ; dans le fond de ceux-ci se trouve une grilleen bois sur laquelle on entasse le linge sale après le trempage ; un cou-vercle de cuivre recouvre ces cuviers, et peut s’élever ou redescendre parl’aide d’un treuil à portée des ouvrières. A l’intérieur et au-dessus des cu-viers sont placés les tuyaux de conduite de la lessive.

Voici quelle est la marche des opérations ; on verra par ce simple exposécombien elles sont faciles et économiques.

On met le sel de soude ou de potasse au fond du cuvier, et on y versede l’eau jusqu’à ce que la chaudière soit remplie, et que le niveau duliquide soit arrivé à la hauteur de la grille supportant le linge. On placecelui-ci d’une manière régulière sur la grille en bois, sans trop le tasser,et on abaisse le couvercle du cuvier. On fait du feu dans le foyer et onporte le liquide à l’ébullition. La pression de la vapeur fait monter la les-sive dans un tuyau vertical qui s’élève jusqu’à la partie supérieure du cu-vier et qui est recouvert d’un champignon pour la répartition uniformesur la surface du linge. La lessive traverse toute la masse et se réunit à lapartie inférieure du cuvier; le niveau du liquide s’abaisse dans la chau-dière et ouvre sa soupape à air en même temps que la pression du liquidesur le fond du cuvier ouvre celle qui surmonte le tuyau de retour ; alorsla lessive revient à la chaudière pour se chauffer de nouveau et retournerdans le cuvier. Cette circulation de la lessive bouillante s’effectue d’elle-même, et produit un lessivage prompt et parfait de toute la masse du linge.

Des expériences, faites à l’hôpital de la Salpétrière, ont démontré que le

coulage de 1,500 draps revient à :

Sel de soude, 40 kilog. à 50 cent. 20 fr. » c.

2 hectolitres de charbon à 3 fr. 60 cent. 7 10

27 fr. 10 c.

Soit environ 4 centimes par paire.

Tout récemment MM. Charles et Comp e ont imaginé un appareil deblanchissage qu’ils appellent buanderie portative et économique, et qui nousa paru devoir rendre de grands services à l’économie domestique. Cet ap-pareil fonctionne au moyen de la vapeur. Il offre à l’extérieur tout l’aspect-d’un poêle ou calorifère avec lesquels il ne diffère que par l’addition d’unepetite cuve formant chaudière, placée à l’intérieur pour recevoir directe-ment l’action de la flamme, et surmontée elle-même du cuvier métalliquedans lequel on place le linge à lessiver. L’intérieur de celui-ci est garni de