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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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place en place, sur sa circonférence, de bâtons en bois, enfilés dans desanneaux fixes, et d’un bâton central plus fort que les premiers, se reliantavec un plateau inférieur en bois. Voici comment l’appareil fonctionne :

On verse dans un baquet autant de litres d’eau qu’on a de kilog. de lingeseca lessiver; on y fait dissoudre 1 kilog. de cristaux de soude par 25 litresd’eau. Si l’on veut employer des cendres, on les met tremper d’avance eton donne à la dissolution la force de 3° au pèse-lessive. On trempe le lingenon essangé dans le liquide préparé, en commençant par le moins sale ; onle tord au fur et à mesure, et on le met en tas dans un autre baquet.

Le fourneau étant disposé comme un poêle, on place la chaudière et onl’emplit d’eau pure. Après avoir introduit dans le cuvier le plateau et lesautres accessoires, on y jette le linge le plus sale en premier, et on rem-plit en finissant par le moins sale. On retire ensuite le bâton central, onplace le couvercle et on allume le feu.La vapeurdel’eau pénètre le lingeenpassant à travers le trou central et par les intervalles laissés entre les bâtons.

Après avoir entretenu le feu pendant deux ou trois heures, lelinge se trouve suffisamment détergé, et l’eau de la chaudière a reçutoutes les impuretés; celles qui n’ont pu être entraînées disparaissent parun simple rinçage à l’eau. On lave ensuite le linge en le jetant dans l’eau,le battant, et n’employant du savon que pour enlever les taches.

L’inventeur a varié la grandeur de ses appareils pour les mettre à laportée de tous les ménages; les plus petits contiennent seulement 12 kilog.de linge, et les plus grands jusqu’à 100 kilog. Leur prix varie dans lamême proportion de 60 à 200 fr. Leur commodité est telle, qu’ils peuventse placer partout, n’occupant que très-peu d’espace et n’occasionnant niembarras, ni buée, ni odeur (1).

Comme complément à cet appareil, nous avons à citer la machine à laverde M. Lançon et bien perfectionnée par M. Hermann, chez qui nous l’avonsvue fonctionner. Cette machine consiste simplement en une cuve fixe quel’on remplit d’eau de savon, et qui renferme un cercle mobile à plusieursrayons sur lesquels on suspend les pièces de linge ; en imprimant à ce cercleun mouvement circulaire alternatif très-rapide, le linge est fortement se-coué et lavé dans toutes ses parties en quelques minutes.

M. Gugnon, mécanicien, qui fait de l’établissement des blanchisseriesune spécialité bien étudiée et toute particulière, a ajouté aux principes etaux manutentions connus, des appareils simples et utiles qui supprimentla buée, montent l’eau nécessaire au service de la buanderie, rendent lesappareils inexplosibles, clarifient la lessive, etc.

La pl. 2 donne un exemple d’une de ces buanderies avec tous les acces-soires perfectionnés.

DESCRIPTION DU SYSTÈME DE BUANDERIE DE M. GUGNON.

La fig. 1 est un plan vu en dessus de tous les appareils dessinés àl’échelle de 1 /30°.

(() Bulletin de la Société d'encouragement, 40' aimée, page 83 .