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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La fig. 2 en est une élévation verticale, en supposant qu’on a coupé lescuviers à eau et à lessive et le filtre clarificateur par leur axe respectif etqu’on a laissé voir extérieurement l’appareil générateur et la tuyauterie.
La fig. 3 fait bien voir la coupe verticale suivant la ligne 1-2 de cetappareil générateur et des réservoirs qui le surmontent.
La figure 4 est une section horizontale du fourneau, faite à la hauteurde la ligne 3-4.
Quoique les appareils soient rassemblés et massés sur le dessin autourdu générateur, on conçoit que suivant la disposition des locaux, suivantaussi les commodités et les besoins du service, on peut les disposer detoute autre manière ; on n’a, pour cela, qu’à raccourcir, couder ou allongerquelques tuyaux, et les opérations s’effectuent de la même manière.
Du générateur et de ses accessoires. — Le système de buanderiede M. Gugnon repose à la fois sur les divers principes connus, desquelson a essayé de ne prendre que les avantages afin d’éviter les inconvénientsinhérents à chacun d’eux. La base principale est l’emploi de la vapeur ;nous allons examiner sa génération.
La capacité contenant l’eau à vaporiser est simplement formée d’unechaudière cylindrique A, élevée sur un fourneau en briques B, qui lui sertde socle, et recevant directement l’action de la flamme qui, formée sur lagrille du foyer a, s’élève dans la cheminée en tôle D. Cette dernière estfixée sur un appendice du fourneau; elle est munie d’un registre ou pa-pillon b pour régler le tirage, et reçoit en outre, comme nous le verronsplus loin, la vapeur ou buée qui se dégage à chaque renouvellement delessive. Un niveau d’eau ordinaire c et une soupape de sûreté d serventd’avertisseurs au cas, peu probable (la vapeur n’étant pas employée à très-haute pression), d’accidents ou d’explosion.
Au-dessus de la chaudière est placé un double réservoir C et E conte-nant l’eau nécessaire à la buanderie et à leur fonctionnement respectif.Pour que, d’un côté, la vapeur contenue dans le haut de la chaudière An’ait pas de tendance à s’y condenser par le contact de la paroi froide duréservoir C et que, réciproquement, cette paroi ne soit pas échauffée parla vapeur du dessous, on a interposé entre les deux capacités une couchede briques qui les isole complètement ; on va voir pourquoi.
La partie supérieure du réservoir C communique avec un puits, cuveou bassin, par un large tuyau e dont l’embouchure porte un clapet; cettemême partie communique aussi avec le réservoir à vapeur par le tuyau àrobinet/,- enfin, la partie inférieure communique à la fois avec le grandcuvier à eau F et avec la [chaudière par deux tuyaux à robinet g et h;ajoutons, pour ne rien omettre, que les deux réservoirs C et E peuvent àvolonté être mis aussi en communication par le tuyau recourbé i dont uneextrémité est terminée en pomme d’arrosoir.
Ceci bien entendu, si nous supposons qu’on introduise de la vapeurdans la capacité C, remplie d’air au commencement de l’opération, cette