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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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vapeur (dont la tension est supérieure à latmosphère) va chasser toutlair par le conduit g dont on a ouvert le robinet jusquà ce quelleséchappe elle-même, ce qui indique que le vase est suffisamment saturéd vapeur ; on ferme alors le robinet j, on ouvre celui l, et leau qui arrivedu réservoir supérieur E par la pomme darrosoir k, condense cettevapeur et forme un vide partiel suffisant pour faire ouvrir le clapet dutuyau e et aspirer, en peu dinstants, leau du puits ou du bassin. Lors-quon veut faire passer cette eau dans le cuvier F, il suffit douvrir le ro-binet j et de laisser arriver la vapeur dans la partie supérieure, elle y pro-duit le même effet que sur lair, cest-à-dire que par sa pression elle chassele liquide dans le cuvier. Si, au contraire, on voulait alimenter le généra-teur, il suffirait douvrir, à la fois, les deux robinets m et n. On voit, decette manière, que sans pompe, ni appareils accessoires, on peut disposerde leau nécessaire aux besoins de lusine et à lalimentation. De même quedans la chaudière à vapeur, un niveau o sert à indiquer constammentlétat du réservoir afin de neffectuer les opérations quen temps utile.

Pour rendre son appareil générateur tout à fait inexplosible, M. Gugnona imaginé un petit manomètre que nous appellerons vase de sûreté , et quivient projeter de leau sur le foyer quand la tension de la vapeur dépasseune certaine limite (ordinairement deux ou trois atmosphères).

Ce manomètre est composé dune petite capacité cylindrique G, rempliedeau jusquà la hauteur du robinet o' et dhuile à partir de cette hauteur ;une coupole sphérique reçoit le robinet à entonnoir p, par lequel on intro-duit ce dernier liquide et qui sert en même temps despace pour la vapeur.Or, il résulte de cette disposition que si la vapeur qui arrive de la chau-dière dans le vase G, par le tuyau q, a une tension supérieure à cellequelle doit avoir normalement, elle pressera, sans se condenser, sur leliquide gras qui recouvre leau et, par cette pression, fera monter cettedernière dans le tuyau vertical r; mais ce tuyau est recourbé, à une certainehauteur, pour revenir dans le foyer ; de sorte que, une fois le coude dé-passé, leau viendra éteindre le feu. On conçoit quil est facile de réglercette courbure, de manière à obtenir aussi régulièrement quon le désirela projection de leau, puisque, comme on sait, chaque hauteur de 10 m 33correspond à une atmosphère de pression.

Évidemment la soupape de sûreté sera, dans presque tous les cas, suffi-sante pour éviter les accidents ; mais nous croyons que lappareil que nousvenons de décrire sera toujours un moyen efficace et dautant plus sûrquil nexige aucun soin. Il peut, dailleurs, sappliquer dans dautresindustries qui exigent des chaudières à vapeur.

Du coulage de la lessive. On sait que dans les lessivages engrand, on emploie comme agent chimique de nettoyage les cristaux desoude, dissous dans de grandes quantités deau, et renfermés avec le lingedans de grands cuviers. M. Gugnon a adopté cette méthode en la perfec-tionnant comme nous allons le voir.