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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

entraîne le dépôt qui se serait formé dans les deux boîtes, et l’éjection serétablit dès qu’on referme le robinet.

M. Debeaune construit ces appareils sur différentes dimensions, suivantl’importance de l’usine dans laquelle on veut en faire l’application ; celuique nous avons dessiné peut suffire à l’humectation régulière de 20 hecto-litres de blé par heure, et revient à 250 fr.

NOUVEAUX PROCÉDÉS DE FABRICATION DE MEUBLES,

ET PARTICULIÈREMENT DE TOUTE ESPÈCE DE SIÈGES A DOSSIER ,

Par M. PIAGET, ébéniste à Paris .

La fabrication des fauteuils et d’autres sièges à dossier, telle qu’elle a été prati-quée jusqu’à ce jour, présente, on le sait, des inconvénients qui n’ont pu être évi-tés, malgré les tentatives faites à cet égard. Ainsi on leur reproche d’occasionner,pour leur confection, une grande perte de bois, de ne pas permettre d’obtenir toutesles courbures désirables, de présenter le bois, sur le même dossier, en long et entravers, ce qui en fait paraître les nuances très-différentes, et en outre, par celamême que les montants d’un dossier sont forcément en bout, tandis que les partiestransversales sont en sens contraire, on ne peut exécuter toute espèce de dessin, etdonner au meuble toute la solidité désirable.

Par le procédé de M. Piaget, au lieu de débiter les morceaux qui doivent formerles montants, les pieds et les traverses du siège, dans la masse même du bois, cequi exige des épaisseurs deux à trois fois plus fortes que celles qu’on doit obtenir,on arrive à composer les dossiers de plusieurs feuilles de bois minces, collées en-semble, auxquelles on donne le cintre voulu, et qu’on découpe suivant des formesquelconques, en ménageant les parties pleines et en pratiquant les jours nécessairespour reproduire exactement les contours d’un dessin quelconque. Cette dispositiona l’avantage de faire que le dossier paraît tout d’une pièce, qu'il est beaucoup plussolide, que la nuance du bois est égale et régulière sur toute l’étendue, qu’enfinon peut obtenir une économie considérable, non-seulement sur la matière, maisencore sur la main-d’œuvre.

Ce système consiste à débiter les billes de bois, en feuilles de peu d’épaisseur,de les enduire de colle forte sur toute leur surface pour les rendre adhérentes, puisde les placer sur un mandrin en les y tenant parfaitement serrées partout, à l’aided’un contre-moule, et de presses, afin de les obliger à prendre exactement la formecintrée qu’on veut avoir. Lorsque le tout est bien sec, et ne forme qu’un seul corps,d’égale épaisseur, on découpe alors, à l’aide de petites scies, suivant les contoursdu dessin donné : on termine enfin, en pratiquant, si on le juge nécessaire, desfilets ou des moulures en creux, soit sur les champs, soit sur les surfaces intérieureset extérieures.