PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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a bitournant, je vous répéterai avec plaisir ce que j’ai eu l’honneur de vous« dire lors de notre visite chez M. Caillaux.
« Comme exécution vous avez résolu avec supériorité un problème jus-te qu’alors réputé insoluble, et au point de vue de la conception de la ma-« chine, après quelques modifications que l’expérience vous a déjà con-« seillées, il ne se peut rien de mieux entendu que les divers agents de« cette ingénieuse invention.
« J’ai pu également, en voyant fonctionner votre moulin, m’assurer que« malgré l’état encore imparfait des meules, la mouture s’y faisait avec une« parfaite régularité, et je ne doute pas qu’en raison de la moindre accélé-ration des surfaces en contact, il n’y ait économie dans la puissance à« employer pour le faire mouvoir.
« Il est facile de remarquer que la quantité de grain moulue est de beau-« coup supérieure à celle qu’absorbent les meules ordinaires, et sur ce« point encore il y a avantage notable. »
Voici, en résumé, les effets et les avantages que fait ressortir l’inventeurde ce système :
Le blé introduit dans les meules se trouve pris par les deux surfaces, estbroyé instantanément, et est chassé aussitôt par la force centrifuge.
Les meules ont 20 centimètres d’épaisseur, et tournent à 60 tourspar minute ; on comprend que cette double action atteigne plus efficace-ment le grain de blé, le divise en deux et le dégage de toute sa partie fa-rineuse, rende les sons plus larges. Par la puissance de la force centrifugeet par l’effet contraire des meules, la boulange se trouve dégagée, et enne séjournant pas sous les meules n’y prend pas un degré de chaleur aussiélevé.
Aucune partie du blé ne pouvant échapper à l’action des meules, il n’ya pas de gruau, et par cette raison que le blé s’échappe tout aussitôt qu’ilest pulvérisé, une plus grande quantité peut y être introduite.
On a une mouture de 36 à 38 hectolitres par 24 heures ; ce qui repré-sente le double du travail ordinaire.
Ces meules ne nécessitent pas un nombre d’employés plus grand, ellessont tout aussi faciles à conduire que les autres, et elles ne se rhabillentque tous les 6 à 7 jours.
En résumé : Production double en quantité, rendement plus grand enfarines ;
Sons plus larges ;
Point ou peu de parties à remoudre ;
Point de chaleur excessive ;
Pour les frais de construction, de personnel, économie notable, puisquedans un même bâtiment, et avec le môme nombre d’agents, et sans aug-mentation de force, on peut établir un nombre de paires de meules donnantune production double de celle obtenue actuellement.
Avec de tels avantages il est facile de compenser et au delà la différence