PUBLICATION INDUSTRIELLE. 45
Report . 15,900
Frais du voyage du meunier, à Paris , pour les ventes et re-
cettes. 300
Pour-boire aux voituriers pour les blés amenés au moulin à
2 cent. 1/2 par setier... 200
Entretien des bluteries. 300
Entretien des courroies, marteaux. 240
Raccommodage de sacs. 150
Huile, graisse pour les machines. 200
Pelles, balais, brosses, entretien des corbeilles. 40
Ficelles pour les farines et issues. 25
Divers menus détails, tels que clous, vis, lacets, rubans. 20
Contributions et patente. 425
Total. 17,800 fr.
On vient de voir que la mouture de 100 setiers de blé rapporte327 fr. 90 c. ; par conséquent, celle des 8,000 setiers produit.. 26,232
Le bénéfice réalisé est donc de. 8,432 fr.
C’est-à-dire un peu plus de 1 fr. par setier de blé moulu.
Nous allons également faire connaître les résultats et les frais d’un mou-lin à vapeur de quatre paires de meules, qui serait établi à Paris même, etqui, par conséquent, n’aurait pas de chevaux ni de voiture pour le trans-port des farines.
Nous observerons d’abord que la puissance d’une machine à vapeur estconstante, pendant toute l’année, tandis qu’il est bien rare qu’un moteurhydraulique donne la même force aux diverses saisons. Aussi, un moulinde quatre paires de meules, commandé par une machine de 12 chevaux,peut moudre 12,000 setiers par année, en travaillant nuit et jour, pendant300 jours, lorsque le moulin à eau ne produit pas plus de 8,000 setiers.
Nous avons indiqué dans notre sixième volume que suivant la moutureperfectionnée, telle qu’elle est effectuée pour le commerce de la capitale,on dépense la force effective d’un cheval-vapeur pour moudre 20 kilog. deblé par heure. La machine de 12 chevaux est donc capable de moudre
12 x 20 x 10 = 2,400 kilog. en 10 heures.
En estimant que le travail effectif de la machine et des meules soit de20 heures sur 24, et en supposant 300 jours seulement par an, le produitdu moulin serait, au minimum, de
240 X 20 x 300 = 1,440,000 kilog.
1,440,000
s °it - rxfi -= 12,000 setiers par année.