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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Au prix moyen de 23 fr. le setier ou 19 fr. 49 c. le quintal métrique, cettequantité coûterait

12,000 X 23 = 276,000 fr.et rapporterait, à raison de 3 fr. 28 c. par setier,

12,000 x 3 f 28 = 39,360 francs.

Les frais d’un tel moulin se répartissent comme suit :

Combustible (consommation par jour, 600 k à 4 fr. les 100 k )

soit 24 x 300. = 7,200 fr.

Deux chauffeurs se relayant successivement à 100 fr. par

mois chacun. 2,400

Graissage, huile, graisse, minium, étoupes. 2,000

Loyer de ladite machine et du moulin. 4,000

Loyer du bâtiment. 1,500

Entretien et réparation desdits. 660

Intérêt du capital de roulement de 40,000 fr. à 6 p. 100. 2,400

Un garde-moulin à 1,800 fr., et deux aides; ensemble. 4,590

Pour-boire des blés à 2 c. 1/2 le setier. 300

Entretien des bluteries, courroies, sacs, marteaux. 700

Balais, brosses, ficelles, clous, vis, etc. 100

Patente, contributions. 600

Total. 26,360 fr.

Comme le rapport est de. 39,360

Le bénéfice réalisé devient. 13,000 fr.

C’est-à-dire 1 fr. 08 c. par setier de blé moulu.

On voit donc qu’un tel moulin serait réellement dans de bonnes condi-tions, et cela se concevra parfaitement, si l’on veut bien remarquer quel’on évite, d’une part, les frais de transport des farines et les frais de dépla-cement, la location élevée du moteur hydraulique, les chômages par lesvariations de force motrice, et, de l’autre, la faible consommation de com-bustible des machines à vapeur bien construites et bien entretenues. Il estévident que les avantages seraient proportionnellement plus considérablessi le moulin était notablement plus important.

Si, d’un côté, on doit chercher pour les établissements susceptiblesd’employer un grand nombre d’ouvriers à s’éloigner des grandes villes,à cause de l’augmentation des salaires, des frais d’entrée de combustible etdes matières premières ; de l’autre, il y a certainement avantage à y monterau contraire des fabriques, comme des moulins, qui travaillent d’une ma-nière continue, et n’exigent qu’un personnel extrêmement restreint.