PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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empilées sont recouvertes d’une épaisse couche de terre en forme de dosd’âne; des rigoles placées de chaque côté des silos donnent écoulementaux eaux pluviales.
Malgré les précautions les plus minutieuses, les betteraves éprouventtoujours des altérations plus ou moins considérables, et les produits ensucre vont en diminuant de quantité et de qualité à mesure que la saisons’avance. Un procédé seul, dit M. Dumas, peut éviter ces graves incon-vénients : c’est celui de la dessiccation immédiate après la récolte.
Plusieurs essais dirigés dans ce but font espérer que l’agriculture jouiraun jour des immenses avantages que la fabrication du sucre indigène n’aréalisés qu’en partie jusqu’ici à son profit, et que la betterave desséchée àpeu de frais par le cultivateur, et livrée au commerce comme le blé,pourra être exploitée dans des temps et des lieux opportuns, et donnerdes sucres à des prix très-bas.
M. Schutzenbach est le premier qui ait attiré l’attention publique sur ladessiccation de la betterave, en fondant à Carlsruhe un établissement très-important pour l’application de ce mode de travail. Son appareil, qui nepeut convenir qu’à une vaste entreprise, se compose d’une chambre étroite,voûtée et très-haute; des toiles métalliques sans fin, superposées les unesaux autres, se meuvent dans la longueur de cette étuve, et sont dis-posées de manière que le produit placé sur ces toiles puisse tomber d’unetoile supérieure à une inférieure, et ainsi de suite.
La betterave, coupée en lames minces et distribuée sur la premièretoile, est entraînée par le mouvement de celle-ci; elle parcourt successi-vement les toiles superposées, et la dernière la rejette au dehors de l’étuveparfaitement desséchée. Au-dessous des toiles est un espace libre où l’air,continuellement chauffé par un calorifère, s’élance à travers les couchesde betteraves, et sort à la partie supérieure de l’étuve saturé d’humidité
Les betteraves une fois sèches sont réduites en poudre; on convertitcelle-ci en pâte, en la délayant dans le double de son poids d’eau, légèrementacidulée par l’acide sulfurique, et on la soumet à la presse pour obtenir lejus à peine troublé et coloré. Ce jus est ensuite neutralisé par la chaux,cuit et décoloré comme dans les procédés ordinaires. M. Schutzenbach ditqu’on retire ainsi 9 p. 100 de sucre cristallisé.
Le procédé de M. Schutzenbach n’a peut-être pas été adopté autant quel’importance de la découverte aurait pu le faire espérer, néanmoins enBavière, en Wurtemberg, dans le pays de Bade , il y a de grands établisse-ments qui opèrent d’après ce nouveau mode et d’après les perfectionne-ments qui y ont été apportés par M. Jordan de Haber.
M. De Lirac, propriétaire à Sarrianes, emploie la chaleur du soleil pouropérer la dessiccation des betteraves avec plus d’économie. Il saupoudre dechaux les tranches de betteraves, qui, en 10 heures d'exposition au soleil,perdent 70 p. 100 de leur poids. 11 est évident que ce n’est que dans leMidi qu’on pourra agir ainsi.
Vil.
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