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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
M. Forbin-Janson, à Avignon , a proposé en 1840 un procédé consistantà saupoudrer les tranches de betteraves, à mesure qu’elles sont coupées,d’une partie de charbon animal, végétal ou minéral, réduit en poudre fine.
Cette substance contribue à préserver la betterave de toute altérationoccasionnée d’abord par le contact de l’air sur le jus sortant des cellulessaccharines à mesure qu’elles sont coupées par l’instrument tranchant, et,plus tard, par l’humidité que la betterave desséchée puise en grande abon-dance dans l’atmosphère ; elle contribue encore à rendre le travail de l’ex-traction du sucre plus facile dans la macération, en attirant au dehors lesparties sucrées renfermées dans les cellules saccharines ; elle hâte surtoutla prompte dessiccation des betteraves au soleil, et rend par là manufac-turier ce procédé, qui réunit alors tous les avantages que l’on peut désirer.
La proportion à observer dans l’emploi du charbon est de 2 à 3 p. 100de betterave fraîche, selon la qualité du charbon.
FABRICATION DU SUCRE INDIGÈNE.
L’extraction de la matière sucrée des racines de betterave, et la con-version de cette dernière en sucre en pains tels qu’on les livre au com-merce, forme l’objet d’une foule d’opérations qu’on peut énumérer ainsi :
Traitement de la betterave. — 1° Lavage ; 2° Râpage ; 3° Pressage ;cette dernière opération est remplacée dans quelques-unes de nos usinespar des procédés qui portent le nom de macération, lévigation ou lixivia-tion, c’est toujours, au reste, l’extraction proprement dite et les prélimi-naires du traitement des jus sucrés.
Traitement du jus.— 1° Défécation ; 2° Première filtration ; 3° Premièreévaporation ; 4° Seconde filtration ; 5° Cuite, 6° Cristallisation ; 7° Empli etopérations complémentaires.
Nous allons examiner chacune de ces parties en détail, en décrivantl’ensemble complet d’une sucrerie représentée sur les pl. 4 et 5.
TRAITEMENT DE LA BETTERAVE.
Du lavage. — Lorsque les betteraves arrivent cà l’atelier, elles sont pla-cées dans le lavoir A composé d’un grand cylindre creux et à jours, forméde douves distancées à l’extérieur de 3 à 4 centimètres. Ce cylindre, montésur un axe en fer légèrement incliné, se meut dans une caisse a, remplied’eau et élevée sur un châssis b ; les betteraves qui y sont introduites parla trémie c peuvent ainsi, en se lavant, par le mouvement de rotation,sortir à l’extrémité opposée, d’où elles tombent sur le plan incliné B quiles amène directement aux râpes.
Au lieu d’incliner l’axe, ce qui peut être quelquefois gênant pour lestransmissions, on a eu l’idée de faire le tambour légèrement conique, desorte que le résultat est le même. On change l’eau du bac seulement lors-