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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

à 9 millimètres d’épaisseur, par exemple, si l’on opère la coction de cestranches par la vapeur de l’eau bouillante ou par tout autre moyen, si l’onverse 100 litres d’eau sur 100 kilogrammes de ces racines, en maintenant leliquide au degré de l’ébullition pendant une demi-heure ou même moins,l’eau se charge de la moitié environ de la quantité de sucre contenue dansles racines.

Le même effet aurait lieu si l’on opérait la coction des tranches dansle liquide même de la macération, ou si les betteraves n’avaient été dé-coupées qu’après la coction opérée par un moyen quelconque.

Si, après avoir retiré le liquide de cette première macération, on verseune égale quantité d’eau sur les mêmes betteraves, cette eau se chargeraencore de la moitié de la portion de matière sucrée qui restait dans lesracines ; et, par de nouvelles macérations, on pourra ainsi enlever auxracines presque jusqu’au dernier atome de matière sucrée.

D’un autre côté, si l’on verse sur une nouvelle portion de racines etdans les mêmes circonstances, le liquide provenant de la première macé-ration , et en quantité égale en poids, ce liquide se chargera d’une nou-velle quantité de matière sucrée et acquerra de nouveau une augmenta-tion de pesanteur spécifique; en le soumettant à plusieurs macérationssuccessives avec des betteraves nouvelles, on portera sa densité à un degrépresque égal à celui du jus que ces mêmes betteraves auront donné parl’expression.

Il résulte de là qu’en passant successivement le liquide dans plusieurscuviers remplis de betteraves découpées et déjà épuisées à différents de-grés, en sorte que chaque cuvier reçoive constamment le liquide d’un cu-vier moins chargé que lui de matière sucrée, et en donnant à chaque ma-cération une durée suffisante, selon le degré de température auquel onles aura faites, afin que le partage de la macération s’opère complètement,on amènera tout le liquide au maximum de densité , à mesure qu’il sortiradu dernier cuvier qui aura été chargé de betteraves nouvelles et soumisesà la coction, soit dans ce cuvier même , soit par une opération préalable ,tandis que les racines sortiront du premier cuvier où l'on aura versé l’eaupure, dépouillée plus ou moins complètement de la matière sucrée , selonque l’on emploiera un plus ou moins grand nombre de cuviers.

Le liquide obtenu ainsi se traitera comme le jus provenant de l’expres-sion par la chaux , le noir animal et autres moyens usités (1).

Cette méthode de macération n’a pu être pratiquée avec succès et manu-facturièrement que par l’emploi de l’eau chaude, soit par le moyen descuviers isolés, soit par la filtration continue de M. de Beaujeu, soit par

(1) Brevets expirés , lome i/x, page 406.

Nous avons donné comme Notice industrielle, page 272, ue volume, des renseignements précis etpratiques sur ce procédé de macération ; ils complètent ce que nous avions à dire du système deM. Mathieu de Dombasle. Le procédé de M. Boucher, fabricant de sucre, à Pantin , est égalementdécrit dans ce n p volume, page 273. On sait qu’il repose sur un mode d’extraction du sucre de labetterave et de sa conversion en sucre raffiné, sans le sortir de la forme. 11 date du 18 juin 1840,