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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

la pression finie, il plonge un instant les sacs dans l'eau (contenant 1/1000de tannin) qui se trouve absorbée. Une deuxième pression donne la moitiédu jus que recélait la pulpe, les mêmes sacs sont encore plongés dans deleau quils absorbent, puis soumis à une dernière pression ; le jus aqueuxqui en sort sert au lieu deau pour tremper dautres sacs à lissue dunepremière pression. On obtient ainsi :

De la première pression. ... O, 70 de jus.

De la deuxième.0, 16

De la troisième.0, 09

En tout pour 100 de betterave.0, 95 de jus. »

Du rapage. Nous avons dit quaussitôt les betteraves nettoyées onles portait au râpage, cest-à-dire à un appareil ayant pour but de déchirerle tissu cellulaire qui, dans les betteraves, contient le suc liquide. Celteopération seffectue au moyen de la râpe représentée en C sur les fig. 1 et 2,pl. 4. On sait quelle divise les racines en parties aussi menues que possible,car il est reconnu que plus ces particules sont divisées , plus le rendementest grand. Nous avons décritces appareils avec détails dans le vi e volume denotre Recueil en donnant les systèmes les plus nouveaux de MM. Cambray,Derosne et Cad et Trésel; nous croyons donc ne pas avoir besoin de reve-nir sur ce sujet.

Du pressage. A mesure que la betterave se trouve réduite en pulpepar le râpage, elle est ramassée à la pelle par un ouvrier qui lintroduitdans des sacs en toile (1) quun autre ouvrier tient constamment ouverts,puis, ainsi enfermée, elle est immédiatement soumise à laction de lapresse. Ces sacs ont ordinairement 35 centimètres de large sur 50 à 60 delongueur. Leurs dimensions sont au reste déterminées par celle du plateaudes presses quon emploie. Us sont formés dune toile forte qui ne doit ce-pendant pas être trop serrée, pour que le jus puisse sécouler facilement.La quantité de pulpe que lon y place doit être telle quelle nexcède pas,quand elle est étendue , une couche de 5 à 6 centimètres dépaisseur.

Ici les fabricants diffèrent dans la manière dont ils effectuent cette opé-ration : quelques-uns ont employé une espèce de laminage auquel on arenoncer en raison du peu de produits obtenu relativement au nombrede betteraves en traitement (50 p. 0|0dejus). Dautres, et cest le plusgrand nombre, employèrent les presses hydrauliques, qui tout naturelle-ment paraissent être les instruments dont lapplication soit la plus conve-nable, jusquau moment de lapparition des presses Peequeur, qui ont euun grand retentissement, et auxquelles on a néanmoins renoncé. Le sys-tème des presses hydrauliques a donc dominé ; cest à peu près le seulquon emploie maintenant, mais on y ajoute dans plusieurs fabriques unepresse préparatoire portant le nom de table pivotante à jus ; cest l'ap-

(I) On sc sert maintenant avec avantage de sacs en laine dont le lavage sopère avec plus de faci-lité et dont la durée plus longue les rei d moins dispendieux.