PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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pareil qui est représenté en D sur le plan général, fig. 1, pl. k , et en dé-tails sur les fig. 8 et 9 , pi. 5.
Il se compose d’une table en fonte à trois ailes, garnies de lateaux dpour faciliter l’écoulement du jus. Cette table est montée sur un socle E'également en fonte, et y est ajustée de manière à pouvoir tourner libre-ment; un axe en fer F', avec embase, rondelle et clavette, sert à la foisd’axe à tout le mécanisme presseur et d’âme au socle E', qui se boulonneen outre dans le sol. Les sacs de pulpe, tout ruisselants du jus qui s’échappepar leur poids seul, sont amenés, au moyen d’une claie (1), sur une desailes de la presse, et quand un ouvrier a étendu avec la main la portion decelte pulpe placée dans le sac, il replie l’ouverture, puis par-dessus ce sacreplié il pose une seconde claie, sur celle-ci un nouveau sac, que l’on ar-range comme le premier, et ainsi de suite. Quand on a ainsi accumulé unecertaine quantité de sacs, ils subissent l’action du plateau G', que l’on faitdescendre à l’aide du pignon e, et de la crémaillère/, qui lui sert de tige,et qui est guidée par les deux galets i. Cette manœuvre s’exécute très-promptement à la main par le volant g, et les deux engrenages h et h',tandis que d’autres ouvriers préparent sur les ailes adjacentes d’autres sacsà pulpe. Il suffit alors de faire tourner la table d’une certaine quantitépour amener constamment les matières à comprimer sous le plateau, cequi se fait avec la plus grande célérité. Le jus qui se trouve au centre de latable s’écoule par la gouttière j, et se rend dans le grand bac ou réservoir H,dont nous reparlerons plus loin. Tout le système d’engrenages du plateauest fixé à un support mobile/, qu’on peut élever ou baisser à volonté sui-vant le volume ou la manutention des matières.
M. Trésel, mécanicien à Saint-Quentin , a perfectionné ces sortes d’appa-reils en établissant ses tables avec quatre ailes, en effectuant la pression parun volant horizontal manœuvré par des poignées, et en faisant monter oudescendre le plateau par une vis verticale. Il a également ajouté une espècede chevalet à bascule qui permet de claveter chaque table, à tour de rôle,dans une position qui est toujours conforme à celle du plateau. Ses appa-reils se recommandent par une exécution solide et bien entendue.
Lorsque les sacs de pulpe ont reçu cette première pression, on les porte,par portions d’un certain nombre, aux presses hydrauliques É, dont l’opé-ration est, comme on sait, fort lente, mais très-énergique(2). Ces presses,au nombre de six, sont disposées en demi-cercle autour de la table à juspour la facilité du transport des sacs, et les jus qui en découlent se rendent
{1} Dans le principe on se servait de claies en osier qui avaient l’inconvénient d'absorber une lé-gère fraction du jus, et de nécessiter des réparations continuelles ; on leur a substitué avec avantagedes claies en tôle qui ont donné les meilleurs résultats pratiques : rendement, économie, etc. M. Mar-tigny des Roches est le premier qui ait fait cette application.
(2) Nous avons décrit ces presses avec détails en parlant, v« volume, page 120, de la compressiondes foins par les presses hydrauliques, et, page 347 môme volume, des pompes d’injection à mouve-ment continu, qui y ont été appliquées par M. Dewilde. Nous ferons connaître prochainement lesystème de M. Leconte, au moyen duquel on peut presser d’une manière continue et éviter entiè-rement les sacs et ics claies.