58
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
dans le bac H par la rigole commune j. Les pompes d’injection sont repré-sentées en F dans le même atelier. Elles sont commandées par un arbrede couche transversal k, figuré seulement sur la coupe (fig. 3, pl. 5),et sur lequel sont montées les poulies de commande l, m et n. Ces der-nières transmettent à la fois le mouvement à la râpe par la poulie V, aulaveur par celle mf, et enfin aux pompes d’injection par la plus grande n'.
M. Dorey imagina, en 1837, un système de presses représentant à luiseul tout un procédé d’extraction, puisqu’il est destiné à réunir les avan-tages de la presse et de la macération sans en éprouver les inconvénients.Le système de l’appareil est basé sur la propriété que possèdent deux li-quides de densité différente de pouvoir être superposés l’un à l’autre, etmême d’être soumis à une assez forte pression sans que pour cela il s’opèreun mélange sensible entre eux.
L’eau remplit parfaitement ce but ; la pulpe, dans l’opération, ne subitde tassement que celui occasionné par la filtration du liquide. L’eau, enraison de sa plus grande légèreté, reste toujours au-dessus du jus de labetterave, èt en s’interposant entre toutes les parties de la matière râpée,elle en chasse le jus au point de produire 90 et même 92 p. 100 de jus par-faitement pur.
Il ne peut y avoir, dit l’auteur (1), d’eau mélangée avec le jus que lorsqu’oncesse l’opération; alors, pour épuiser la pulpe qui reste dans les cylindres,il est inévitable qu’il passe un peu d’eau ; mais comme l’appareil est con-tinu, cet inconvénient ne se présente que lorsqu’on veut suspendre le travail.
La manière de procéder est extrêmement simple, parfaitement manufac-turière, et le travail peut s’effectuer avec la plus grande propreté. Pourcommencer l’opération, on place un tamis métallique dans une forme cylin-drique, mobile sur des coulisses; on emplit cette forme de pulpe râpée jus-qu’au bord, puis, au moyen de lamanivelle adaptée sur l’axe d’un pignon quiengrène dans une crémaillère, on fait arriver cette forme sous l’un oul’autre des deux grands cylindres, dont se compose principalement l’ap-pareil; au moyen d’une vis qui traverse le fond du réservoir commun, onfait monter le tamis avec la pulpe jusqu’à ce que celui-ci, arrivé au-dessus de quatre verrous à ressort, y reste soutenu de manière à ne plusredescendre. On baisse alors la vis pour continuer à introduire de nou-veaux tamis remplis de pulpe, en ayant soin d’ouvrir les cylindres par enhaut, pour que l’air ne s’y trouve pas comprimé.
Lorsque la pulpe est arrivée aux deux tiers des cylindres, on achève deles remplir avec de l’eau que l’on fait écouler par la partie supérieure ;mais, il faut préalablement avoir soin de placer un réseau métallique percéau centre, au-dessus du premier tamis, pour éviter une trop grande per-turbation qui favoriserait le mélange des deux liquides ; cette opérationterminée, on ferme hermétiquement le couvercle au moyen d’un levieret d’une vis de pression.
(1) Brevets expirés, toine lxiv, page 195.