Band 
Tome septième.
Seite
59
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

59

Cela fait, on continue à introduire des tamis par en bas en les faisantmonter jusqu’à ce qu’ils s’appuient sur les verrous. Il est évident que parce moyen, l’eau, ne trouvant aucune issue, sera obligée de s’introduiredans la pulpe en chassant le jus dont elle prendra la place, et celui-ci, enquittant la pulpe, tombera dans le réservoir pour se rendre de là, par letuyau placé à l’extrémité inférieure, dans un récipient destiné à le re-cueillir, Les tamis une fois arrivés au bout du cylindre, il devient indispen-sable d’en extraire un pour pouvoir en ajouter de nouveau.

Pour cela , on ouvre le couvercle, et comme , par la facilité que ren-contre la tige du tamis à se loger dans la cavité réservée au couvercle,la pulpe se trouve comprimée à moitié de son volume, elle forme alorsun pain qu’il est très-facile d’enlever sans épanchement; la pulpe , danscet état, ne contient plus que de l’eau, son jus l’a totalement abandonnée,et elle est devenue sans saveur. On achève de dessécher avec une presse àvis ordinaire.

Avant de refermer le couvercle, et pour que l’eau reste toujours aumême niveau dans le cylindre, il faut en remettre une quantité égale àcelle qui vient d’être enlevée avec la pulpe. Cette quantité d’eau est très-facile à déterminer ; pour cela , il suffit de connaître le poids de la pulpeau moment de son entrée, celui qu’elle conserve au moment de son ex-traction, et déduire de ce dernier 3 p. 100, calculés sur le poids primitif,valeur en poids de matière solide restée la même.

Exemple :

Pulpe mise sur le tamis.50 kilog.

Pulpe extraite.25

Reste. . . 25

A déduire 3 p. 100 sur 50 kilog. pour matière solide. 1.50.

Poids de liquide enlevé avec la pulpe épuisée. . . 23.50.

Ce serait donc 23 kilog. 50 ou 23 litres 1/2 d’eau qu’il faudrait introduiredans le cylindre à chaque extraction de tamis; de cette manière l’eaurestera toujours à la même hauteur.

L’eau introduite et le couvercle refermé, on fera arriver un nouveautamis, et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’on juge à propos de faire cesserle travail, et, comme l’appareil est double ayant deux cylindres sem-blables fonctionnant alternativement, il y a production continuelle de jus.

Pour terminer l’opération et achever d’épuiser la pulpe qui reste dansles cylindres, il suffira de faire monter des tamis à vide, jusqu’à ce qu’iln’y en ait plus de chargés.

Ce mode d’extraction qui paraît très-rationnel n’a pu être suivi en pra-tique manufacturière , car les difficultés d’évaporation et les frais qu’elleoccasionnait durent faire renoncer à son emploi. Déjà, en 1831, on avait