PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Machine destinée à l’extraction du jus de la betterave, qui n’est autrequ’une presse à vapeur fonctionnant aux lieu et place des presses prépara-toires, ou tables à jus, que nous avons mentionnées déjà. Dans cet appareil,la pression s’exerce en vertu de la force élastique de la vapeur agissantdans un cylindre en fonte analogue à ceux des machines à vapeur, desorte que l’opération manuelle est évitée. Les auteurs sont, au reste, très-sobres de détails au sujet de leur invention qui nous paraît une des appli-cations heureuses de l’emploi de la vapeur.
TRAITEMENT DU JUS.
Le jus des betteraves, à l’état où il sort des presses, a une teinte légère-rement laiteuse , tirant sur le blanc-jaunâtre, quelquefois sur le blanc-ver-dâtre , si les racines ne sont pas bien mûres, et d’autres fois sur le blanc-rosé, d’après la couleur des racines employées. Quand il est exposé à l’air,il se colore d’abord en violet-clair, puis cette teinte devient plus foncée, ettourne en suite au brun sale ; et si on l’abandonne plusieurs heures envases ouverts, il finit par acquérir une consistance glaireuse et filante. Cejus entre promptement en décomposition surtout à la température de 15à 18° centigrades (1). M. Decock a proposé dernièrement, pour remédierà cet inconvénient, le tannin en poudre, dont les propriétés sont très-effi-caces pour empêcher la fermentation, et dont les inconvénients sont àpeu près nuis (2).
De la défécation. — C’est la première opération chimique qui suitl’extraction des jus, elle a pour but de dépouiller le jus de betteraves dessubstances solides qu’il a entraînées mécaniquement et de quelques ma-tières solubles, étrangères au sucre, qui le disposent à l’altération. Le jusest amené du bac H, aux chaudières de défécation I, par un monte-jus J,fonctionnant par l’action de la vapeur. Ce monte-jus n’est autre chosequ’une capacité en fonte ou en tôle, communiquant par sa partie inférieureavec le réservoir des jus pressés, et par sa partie latérale avec la vapeurdes générateurs K. Lorsqu’on veut élever ces jus dans les chaudières dedéfécation, on fait arriver un filet de vapeur qui se condense presqueaussitôt dans le monte-jus, et qui y établitun vide suffisant pour aspi-rer les jus contenus dans le bac inférieur; une nouvelle introductionde vapeur presse alors sur ces jus et les fait monter et déverser dans l’uneou plusieurs des chaudières de défécation , selon que l’on ouvre un ouplusieurs des robinets o régnant sur la conduite principale o 2 , Inutile de faireobserver que le tube p, qui est adapté au monte-jus, pénètre jusquedans le fond de celui-ci de manière à remplir continuellement l’officedu siphon.
Nous avons représenté, sur la fîg. 10, pl. 5, une chaudière de déféca-tion garnie de sa robinetterie , ce que nous allons en dire fera bien com-prendre l’importance de cette première opération.
(1) Caillai, lome iv, page 444.
(2) Publication industrielle , vie V ol., page 25 .