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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Cette chaudière se compose d’une première partie cylindrique I, encuivre rouge, formant bride cà sa base, et s’assemblant par cette portioninférieure avec une coupole V de môme métal. Cette capacité forme lachaudière proprement dite où se rendent les jus à déféquer ; elle est munied’un double fond en fonte J', chauffé par la vapeur et traversé par unrobinet p' dont la disposition est assez particulière. La clé qu’on ma-nœuvre indifféremment du haut ou du bas, par la poignée q , est creuse,elle est en outre percée de trois ouvertures étagées à différentes hau-teurs et correspondantes aux ouvertures analogues du boisseau. Dans lapremière position, le liquide peut s’écouler par l’ouverture supérieure, et àchaque demi-quart de tour par chacune des deux autres. Cette dispositionpermet de ne soutirer que du jus éclairci. On fait ordinairement arriverla vapeur dans le double fond, en ouvrant un robinet qui l’amène d’un gé-nérateur par un tube particulier, un autre tube conduit la vapeur condenséeaux chaudières, et un troisième robinet, un instant ouvert, permet delaisser sortir l’air afin d’augmenter les points en contact de la vapeur avecle fond de la chaudière, et de porter rapidement la température à 75°.

Depuis ces dernières années on a perfectionné la disposition des deuxpremiers robinets en les unissant par un même boisseau et une même clé,et en manœuvrant cette dernière au-dessus du plancher r. On n’a pas àcraindre de cette manière un oubli des ouvriers, oubli qui, d’un côté,peut nuire à la bonne conduite de la défécation, s’il s’agit du robinet àvapeur et qui peut causer des déformations au fond en cuivre, s’il s’appli-que au robinet de la condensation. On voit sur la fig. 10 en détails, et surles ensembles (fig. t, 2 et 5), cette nouvelle disposition ; l’ouverture in-férieure s représente la sortie de l’eau condensée, et celle s' l’arrivée devapeur; la clé t, qui établit ou qui ferme la communication, agit de lamême manière sur ces deux ouvertures, de sorte que l’arrivée de vapeurne peut s’effectuer sans que la sortie de l’eau condensée ait lieu au mêmeinstant.

M. Nillus, du Hâvre, a proposé, en 1815, une construction différente deces chaudières à déféquer. Nous en donnons un aperçu sur la fig. 11, pl.5.

C’est toujours un double fond en cuivre et en fonte V et J' ; seulementcelui en cuivre au lieu d’être concave est convexe ; les déformations nesont alors plus à craindre, car la pression s’effectue comme dans une chau-dière à vapeur. On aurait pu appréhender, il est vrai, que le poids du liquidene vînt de l’autre côté produire la même déformation, aussi l’auteur a-t-ilajouté un axe central u , claveté par sa base avec la calotte de fonte, etsoutenant parfaitement la colonne de liquide. Il n’est rien changé à la ro-binetterie , si ce n’est que l’écoulement du liquide se fait en I J sur le côté,tandis que l’arrivée et la sortie de vapeur s', s s’effectuent par le dessous.

C’est à l’aide de la chaux que l’on obtient le résultat chimique de la dé-fécation. Un trop grand excès de chaux, dit M. Payen (1), rendrait l’éva-

(I) Payen, Précis de chimie industrielle, 1819, pag. 408 et suiv.