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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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d’hui on y a renoncé. MM. Crespel avaient apporté une modification à ceprocédé : ils employaient moins d’acide, seulement 150 grammes parhectolitre, puis ils le saturaient par la chaux vive. M. Bouché se sert del’alun et obtient de beaux produits. Néanmoins, par ce procédé , on risquede laisser du sulfate de potasse avec le sucre.

De la défécation dépend la qualité du sucre ; plus on a apporté de soinsà cette opération , moins on a de peine à purifier le sucre, moins la mé-lasse est abondante. C’est donc le point sur lequel les fabricants doiventporter leurs vues et leurs soins.

Après la défécation, le jus pèse 1° à 2° de moins à l’aréomètre. Cetteperte de densité est en raison des corps plus ou moins précipitables par lachaux qu’il contient. Ainsi, le jus qui au sortir des presses marquait 6 à 8“à l’aréomètre, ne marque plus que 4 à 6° après la défécation.

Le liquide déféqué s’écoule directement des chaudières dans la coulottea' par un tuyau v, qui s’adapte successivement à chaque chaudière, etqu’on voit très-bien représenté sur la fig. 5, pl. 5. La lie ou les écumessont reçues dans un chariot M, roulant sur un chemin de fer, puis placéesdans des sacs et pressées comme la pulpe sous des presses N destinées àcet usage. Ces presses, construites presque complètement en bois, n’offrentrien de particulier.

De la première filtration. — Le jus déféqué subit successivementet alternativement plusieurs fois la concentration et la filtration, l’ordre etle nombre de ces opérations dépendent en grande partie des différentsmodes employés par les fabricants. La méthode la plus suivie, qui estcelle que nous allons examiner, consiste à filtrer après la défécation, puis àconcentrer jusqu’à 25 à 27°, à filtrer de nouveau et à cuire.

Nous avons donné sur l’emploi et la construction des filtres, dans la6 e livraison du vr volume, des détails assez étendus pour qu’il ne soit pasnécessaire d’y revenir maintenant; nous rappellerons néanmoins quelques-unes de leurs particularités, autant pour faire voir les différences quiexistent entre la première et la deuxième filtration que pour établir l’ana-logie des filtres en usage dans les fabriques de sucre et les raffineries.

Dès que la défécation est terminée, le liquide clair obtenu passe sur desfiltres O chargés de noir animal en grains ayant déjà servi à la filtrationdéfinitive des sirops. Cette opération enlève une partie de l’excès de chauxet décolore un peu le jus. Les filtres le plus ordinairement employés sontcylindriques et peuvent contenir de 3 à 4000 kilogrammes de noir; ils sonten tôle et munis d’un trou d’homme au-dessus du double fond (1). Pourque la filtration soit régulière , et afin d’éviter les fausses voies , on main-tient la superficie du noir constamment couverte d’une couche de liquide,en se servant pour l’alimentation de robinets à flotteur x. Un tube met encommunication le dessous du faux fond avec l’air extérieur, et permet à

(I) Voy. pi. 21, 6e livr. VI e volume Publication industrielle.