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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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l’air interposé dans la masse de noir en grains de s’échapper au fur et àmesure que le sirop descend, lorsque la filtration commence. Le liquidefiltré est réuni dans un réservoir ou distribué immédiatement dans leschaudières évaporatoires. Sur l’ensemble de sucrerie que nous avons re-présenté, il s’écoule par un tube y, adhérent à la coulotte s, dans un ré-servoir P d’où un monte-jus J 2 , en tout semblable à celui qui fait le servicedes chaudières de défécation, l’élève dans le réservoir supérieur P'. Onpeut alors l’amener en temps utile dans les chaudières d’évaporation éta-blies sur le même plancher que les filtres.

De la première évaporation. —La première évaporation, qui n’estautre qu’une opération préparatoire, a pour but, tout en concentrant lesirop, de précipiter des sels solubles qui avaient échappé à la premièrefiltration et de les préparer à une seconde filtration.

Achard, que M. Dumas appelle le père de la fabrication du sucre debetterave, avait, dès l’origine, apprécié les difficultés que présentaitl’évaporation à feu nu, aussi avait-il essayé le chauffage à vapeur ; mais ilétait tombé dans un inconvénient encore plus grave en n’employant que dela vapeur à basse pression qui ne pouvait élever la température du jus audelà de 70°, il en résultait une évaporation qui durait des heures entières,et qui rendait incristallisable une bonne partie du sucre contenu dans lejus. Ces résultats peu satisfaisants engagèrent les fabricants à opérer direc-tement à feu nu, et les inconvénients de ce mode de chauffage étant com-pensés par une vitesse plus grande, il donnait des produits plus consi-dérables.

L’emploi de la vapeur à haute pression et la construction d’appareilspropres à l’utiliser avantageusement, changea de face le principe d’Achard,en réunissant les avantages d’une température égale, facile à modifier ins-tantanément , à une promptitude d’évaporation supérieure même à cellequ’on peut obtenir à feu nu ; car, par l’emploi de la vapeur, on peut mul-tiplier sans risque les surfaces de chauffe.

Il existe deux systèmes bien tranchés de chaudières chauffées à la va-peur : l’un évapore à l’air libre, c’est le plus généralement employé ;l’autre produit le même effet à une plus basse température, dans un videpartiel : c’est le système employé dans les grandes exploitations et danspresque toutes les raffineries (1).

Pour faciliter l’évaporation et lui donner la rapidité nécessaire, on faitusage aujourd’hui d’appareils très-différents. Dans le principe, c’étaientles chaudières à grilles perfectionnées par M. Dubrunfant, puis celles deM. Péan, composées d’une espèce de plan incliné cannelé en gradins, etrecevant le sirop par sa partie supérieure. D’autres du même auteur avaientun fond garni de lames transversales, avec des ouvertures alternées tantôtà gauche, tantôt à droite, de manière à faire parcourir au sirop un très-

(4) Dumas, Traité de chimie , ri® vol., pair. 182.

VI.