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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
l’empli consiste à porter le sirop dans de grandes formes en terre cuite q',en tôle galvanisée ou en cuivre étamé ou peint (1), posées sur leur pointe,et percées à leur partie inférieure d’un trou que l’on bouche avec un tam-pon de linge mouillé.
« On mettait autrefois, dit M. Payen (2), les formes égoutter sur despots dans l’ouverture desquels entrait leur pointe. Cette disposition, in-commode pour rassembler les sirops et dispendieuse de main-d’œuvre,est remplacée par de larges bancs dans lesquels on engage la pointe desformes. Au-dessous de ces bancs se trouve une gouttière en zinc qui con-duit toutes les mélasses provenant de l’égouttage dans des réservoirs spé-ciaux où l’on peut facilement les reprendre chaque jour pour les recuire,soit directement, soit après les avoir étendues d’eau pour faciliter leurdécoloration sur le noir en grains ; on les concentre ensuite un peu plus quela première fois, et l’on obtient une cristallisation de sucre du second jet.On peut, en reprenant les sirops égouttés des seconds sucres, obtenir dessucres de troisième jet, dont la cristallisation dure quelquefois trois ouquatre mois. On est souvent forcé, pour extraire la mélasse de ces sucres,afin de pouvoir les expédier ou les refondre dans un raffinage , de les sou-mettre , enveloppés dans des toiles, à une pression énergique. »
L’extraction des mélasses se fait habituellement dans des ateliers appeléspurgerie, placés ordinairement dans les greniers. Les formes y sont ame-nées par des monte-pains ou treuils appropriés à ce genre de travail (3),puis disposées pour l’égouttage dans toute la longueur du bâtiment. (Surla fig. 2, pi. 4, nous n’avons représenté qu’une partie de ces formes.) Untuyau en cuivre rouge À 2 conduit les mélasses au grand récipient inférieurB 2 , d’où elles subissent, comme nous venons de le voir, un deuxième etmême quelquefois un troisième traitement.
On essaie en ce moment chez M. Pérot, à la Yillette, un procédé d’ex-traction des mélasses par le vide, en disposant les formes sur un planchergarni de rondelles en caoutchouc, afin de former joint hermétique, et enaspirant l’air au-dessous de ce plancher. Les mélasses coulent alors beau-coup plus promptement, et l’opération est non-seulement plus active, maisencore mieux réussie.
Cette idée n’est pas neuve, car dans un de leurs brevets de 1845 ayantpour titre : Système de lits de pains pneumatiquespourla purgationet le clair~cage des pains de sucre dans les raffineries et les sucreries , MM. Derosne etCail la revendiquent comme leur appartenant depuis 1812. Sous le titre de :Cristallisoir pneumatique propre à purger le sucre par le vide , soit dans lafabrication, soit dans le raffinage , MM. Guillaume et Dorey décrivaient
(*) Les diverses formes métalliques exigent un soin beaucoup plus grand et tachent quelquefois lessucres malgré la couche de peinture qui les enduit : les formes en cuivre élamé seraient préférablesà toutes les autres si leur prix n’en était trop élevé.
(2) Précis de chimie industrielle, page -U9.
3) Voyez Publication industrielle, v© vol., 5* livr.