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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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La vidange des chaudières d’évaporation s’effectue par un gros robinetW placé à la partie inférieure et conduisant de nouveau les sirops auxfiltres à noir, et toujours par l’intermédiaire du monte-jus J 2 . Ainsi, lagouttière horizontale P et le tube ni 2 amènent les sirops au réservoir R,d’où ils sont extraits pour se rendre d’abord dans celui de IV, contigu aupremier P', puis aux filtres.

De la deuxième filtration. — L’opération complémentaire du fil-trage a pour but de retenir à la faveur du noir animal les substances étran-gères qui avaient échappé à une première filtration, de séparer la chauxprécipitée par l’évaporation, de retenir quelques autres sels, enfin de dé-colorer le sirop que l’évaporation continue à colorer, ce qui a fait donneraux produits obtenus le nom de clairce.

La seconde filtration s’opère sur les mêmes filtres et avec les mêmesprécautions que la première ; seulement on a soin d’employer du noir neufqui sert ensuite, comme nous l’avons dit, pour la première filtration.

Le sirop doit donc sortir des filtres clair et limpide; il est prêt alors àéprouver la cuisson et à donner des cristaux d’une belle nuance. Il s’écoulepar le tuyau recourbé n 2 pour se rendre dans le réservoir S. L’action duvide l’élève dans la chaudière de cuite.

De la cuite. — Dans le courant des iv e et v e volumes, nous avons traitélonguement des appareils de cuite , opérant dans le vide, aussi bien pourleur application aux betteraves qu’à la canne à sucre ; nous n’y revenonsaujourd’hui que pour classer cette opération et faire bien comprendrequelle est son utilité.

La chaudière de cuite est ordinairement placée sur le même plancherque les filtres et les chaudières d’évaporation à 25°. Sur nos dessins, elleest représentée en plan fig. 1, pl. k, et en élévation fig. h , pl. 5. On peutfacilement reconnaître l’appareil de cuite proprement dit T, le condenseurU qui y est adhérent, et dont le nom explique assez l’usage, et la pompe àair V qui extrait justement l’eau fournie par celui-ci. C’est lorsque la cuiteest arrivée au terme convenable que le sirop s’écoule par la gouttière p 2dans les grands vases XX', et que commence la cristallisation.

De la cristallisation. — On nomme empli la pièce de l’usine oùs’opère la cristallisation. C’est dans ce lieu que les ouvriers s’occupent àremplir les formes ; il doit être entretenu à une douce température, afinque le sirop conserve la fluidité utile à la cristallisation.

A mesure que les cuites arrivent dans les rafraîchissoirs X, on les agiteavec une grande spatule pour bien les mélanger. Par ce moyen les cuitesfortes corrigent les cuites faibles, et réciproquement. On laisse alors lesirop se refroidir jusqu’à 75° à 60° centigrades. Le fond du rafraîchissoiret les parois se tapissent pendant ce temps d’une couche de petits cristauxqui ont peu de consistance; il y a formation du grain et l’on peut com-mencer l’empli.

De l’empli et des opérations complémentaires. — L’opération de