PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Lorsque la baisse des sucres bruts fait descendre le coursa 110 fr.50 c., il nereste plus de bénéfice ; mais si le fabricant prépare directement le sucre en pains àl’aide de clairçages méthodiques, ses frais ne sont guère accrus, ou du moins sontcompensés en'grande partie par la diminution des frais de transports, magasinage,bonifications de tare, déchets ou coulage, et alors la différence des prix de venteau prix de revient laisse un bénéfice plus large, moins incertain. En effet, au lieude 100 kilogr. de beau sucre brut, on obtient :
80 kil. de sucre en pains vendu net, à 1 fr. 60 c. 128 fr. » c. 1
il kil. de vergeoises à 1=11 fr. plus 9 kil. de mélasse | 141 fr. 25 c.
à 25 c. =2,25.= 13 fr. 25 c. )
Différence compensée sur les frais et les droits
10 fr. » c.
131 fr. 25 c.
Le bénéfice net plus que doublé s’élève à 131,25 — 109,50 = 21,75.
La fabrication coloniale se trouve aujourd’hui dans une position à peu près sem-blable ; voici en moyenne son compte de revient :
Capital. 150 hectares (cannes et plantes alimen-taires) . 200,000 fr. I
150 esclaves à 1,100 fr. (1).. 165,000 I 440,000 fr.; dont les inté-
Constructions et valeur des 1 rets. 22,000 fr.
animaux. 75,000 J
Frais annuels. 24,300
46,300 fr.
Produits. Sucre, 120,000 kil. à 35 fr., 42,000 fr., plus mélasse et
rhum, 4,300 fr.= 46,300 fr.
On voit que le prix de revient sans bénéfice est, aux colonies, de 35 fr. les 100kilogrammes.
Il représente à peu près le prix de vente en France : car les frais par 100 kilogr.s’élèvent pour les transports et déchets à 18 fr.; les tares, escomptes, commis-sions, etc., 5 13 fr.; pour les droits d’entrée à 49 fr. 50 c. : en tout à 80 fr. 50 c.ajoutés au prix de revient 35 fr. = 115 fr. 50. Le sucre brut des colonies fabriquépar les procédés anciens revient donc, rendu en France , à 115 fr. 50 c., c’est-à-direà peu près au prix de vente des cours moyens : ainsi il ne reste aucun bénéfice aufabricant, et la diminution des prix commerciaux le constitue en perte.
L’introduction des nouveaux procédés que nous avons décrits pour l’extractiondu jus, la filtration sur le noir animal, l’évaporation dans le vide ou dans les chau-dières tubulaires paraît donc indispensable au maintien de cette industrie. A l’aidede ces améliorations les sucreries coloniales ont déjà réalisé des bénéfices que l’onpeut évaluer ainsi :
Au lieu de 100 kil. coûtant 35 fr. on obtient 140 kil. revenant à 40 fr.
D’où l’on voit que 100 kil. ne coûtent plus sur l’habitation \
que. 25 fr. 00 c. i
Les transports et déchets. 17 » l 104 fr. 50 c.
Frais de commission, magasinage, tares, es- l
comptes, 13 fr.; plus, droits, 49 fr. 50 c. = 62 50 J
Prix de vente des beaux sucres bruts. 115 »
Bénéfice net.. 10 fr. 50 c.
Le prix de la main-d’œuvre augmentera par suile de l’arfrancliissement.