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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

celle fabriquée dans les autres parties de la monarchie prussienne comme2 : 3 ; elle forme, par conséquent, les deux tiers de ces dernières.

2° En comparant les chiffres de la province de Saxe avec la productionde tous les autres États du Zollverein , on trouvera que, dans la campagnede 1841-1842, cette proportion était comme 1 à 2 ; mais que, plus tard,elle est descendue de 1 à 1,78, 1 à 1,71, 1 à 1,75, 1 à 1,52.

3° La Silésie emploie environ le sixième des betteraves converties ensucre dans toute l’étendue de la monarchie prussienne, ou le quart decelles consommées dans la province de Saxe ; aussi cette industrie a-t-ellefait des progrès en Silésie , quoique dans une proportion inférieure decelle de la province de Saxe.

4° Dans le Brandebourg, la quantité de betteraves travaillées est des-cendue de 229,000 quintaux, qu’elle était pendant la campagne de 1841-1842, à 131,000 dans celle de 1845-1846 ; tandis que, dans la province dePosen , le résultat a été inverse : 71,000 pendant la première époque et101,000 pendant la seconde-

5° La production est insignifiante dans la Prusse orientale ; elle a décruen Poméranie .

6° La fabrication a entièrement cessé dans la Prusse occidentale et enWestphalie ; elle est près de s’éteindre dans la Prusse rhénane

7° Après la Prusse, c’est le pays de Bade qui offre la production la plusimportante.

8° En 1845, 77 fabriques de sucre de betterave étaient en activité enPrusse, et chacune d’elles travaillait 50,250 quintaux ; dans la mêmeannée , les 19 fabriques des autres États du Zollverein ne consommaientchacune que 30,367 quintaux.

9° Le rendement étant ordinairement de 5 p. 100 de sucre brut, il enrésulte que le produit total de la campagne de 1845-1846 a été de 222,323quintaux ; mais, comme dans certains pays la culture des betteraves esttrès-avancée et que les méthodes de fabrication ont été perfectionnées, onpeut établir que le rendement est de 6 et demi p. 100, ce qui donnerait289,020 quintaux ou 13,500,000 kilogr. (1).

On vient de faire l’essai chez M. Lenglart, fabricant de sucre à Fives,d’un appareil qui paraît destiné à opérer une modification importante dansl’économie générale de la fabrication indigène. Nous voulons parler del’application de la force centrifuge à l’extraction des mélasses et à l’épu-ration. Nous en rendrons compte prochainement si les essais deviennentmanufacturiers.

(I) Le nombre des fabriques de sucre existant en France , en 1847, était de 367, et leur productionde 50 millions de kilogrammes de sucre environ ; c'est près de quatre fois plus que ee qui se fabri-que en Allemagne , non compris l’empire d’Autriche.