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comment les pattes à clavettes maintenaient l’adhérence entre ces deuxparties.
Les trains des diligences, destinés à les conduire sur la voie pavée, n’ontaussi de particulier que le mécanisme destiné à rendre ces deux partiessolidaires, aussi avons-nous cru devoir le représenter en détail sur lesfîg. 6, 7 et 8. On voit par ces figures, que chacun de ces grans ressorts àlames M, est entouré par une pièce en fer forgé v, qui, à sa partie infé-rieure , présente une double saillie x, en forme de goujon. C’est cettepartie qui établit la rigidité des caisses , car le train est disposé pour rece-voir les ressorts, ainsi combinés, dans quatre fourchettes enfer forgé u,renflées vers le milieu de leur hauteur pour recevoir la cheville ou boulon ijconstamment serrée par le petit ressort z. Les fourchettes sont elles-mêmesfixées solidement sur une traverse en bois N, par quatre boulons à embaseet par la goupille x' noyée dans l’épaisseur de la traverse.
De la manoeuvre générale. — On a pu comprendre déjà comments’effectue toute la manœuvre des caisses sur les trucks et réciproquementdans les deux appareils de MM. Arnoux et Desgranges; ce qu’il nous resteà dire à ce sujet en formera le résumé et servira de complément aux deuxsystèmes.
Ainsi les diligences, à leur arrivée sous leur grue, sont immédiatementclavetées et suspendues aux chaînes, comme le montre le dessin, pl. 6,puis soulevées de quelques décimètres et enfin transbordées en regard dutruck, qu’on a préalablement amené sur la voie de fer parallèle. Les hom-mes placés aux treuils tournent alors leurs manivelles en sens contraireen même temps qu’ils agissent sur la poignée des freins, et les caissesdescendent dans les crochets en forme de V dont nous avons parlé. Onclavette de nouveau, et la diligence fait alors partie intégrante du convoiqu’elle va rejoindre et auquel elle s’adapte par les crochets et chaînes u'.
Six hommes suffisent ordinairement à la manœuvre spontanée du dé-chargement et du chargement; deux agissent sur le mécanisme des treuilset les quatre autres servent à guider la diligence dans son mouvement dedescente et à l’assujétir solidement sur le truck. Chaque diligence est dé-tachée de son train, soulevée, transbordée et attachée de nouveau sur letruck en moins de 2 minutes.
La grue que nous venons de décrire a été relevée à l’embarcadère deSotteviile, près Rouen , d'après l’obligeante permission de M. Desgranges.Les autres embarcadères étaient déjà munis de l’appareil de M. Arnoux,lorsqu’on a fait l’application de celui-ci.