PUBLICATION INDUSTRIELLE.
109
positions delà manivelle, nous avons représenté sur les fig. 8 et 9 plusieurstracés qui indiquent pour chaque course la quantité croissante et décrois-sante d’eau obtenue.
Dans une pompe, comme dans toute autre machine dont le mouvementrectiligne est transmis par une manivelle à mouvement de rotation con-tinu, les espaces parcourus en ligne droite ne correspondent pas aux espacescirculaires décrits par le bouton de la manivelle. On sait en effet que si onsuppose la manivelle parcourir des arcs égaux à partir de la position supé-rieure, les distances correspondantes parcourues par le piston sont irrégu-lières : petites d’abord au commencement de la course, elles s’agrandissentprogressivement jusque vers le milieu, puis elles dégradent en arrivantvers l’autre extrémité. On comprend par cette irrégularité de la marche dupiston que le jet d’eau doit aussi varier pendant toute la course, ce qui estrendu sensible par la fig. 8, qui exprime les volumes successifs du jet d’eaupar une pompe à simple effet.
Ce tracé consiste à porter sur une ligne quelconque x y, autant de par-ties égales que l’on a pris de divisions sur la circonférence décrite par lamanivelle, puis à chacun des points 1. 2. 3. etc., on tire des lignes perpen-diculaires à x y. Comme pendant l’ascension du piston de 0 à 12, il n’y apas d’écoulement, puisque le piston ne fait qu’aspirer, on n’a rien à indi-quer sur ces premières divisions ; mais dès que la manivelle passe le pointle plus élevé, le piston commençant à descendre produit le jet; on constatealors que lorsqu’il a parcouru le premier espace rectiligne déterminé parl’angle de 30° décrit par la manivelle, la quantité d’eau qu’il a refoulée estégale au produit de la base par cette hauteur. C’est cette dernière que l’onporte, de 13 en a, sur la perpendiculaire menée du point 13 ; de mêmelorsque le piston descend d’une nouvelle quantité proportionnelle à unautre angle de 30° décrit par la manivelle, le nouveau volume qu’il a en-gendré est encore égal à sa section multipliée par la hauteur, qui est ré-partie de même de 14 en b. On voit donc qu’il suffit de porter sur chacunedes perpendiculaires tirées des points de division 15. 16. 17, etc., les hau-teurs successives parcourues par le piston dans sa descente, pour exprimerréellement les volumes qu’il a engendrés ; car ces volumes sont proportion-nels aux hauteurs, puisque la section du piston reste constante. Si l’on faitpasser une courbe par tous les points a, b, c, d, fig. 8, on obtient la limited’une surface que nous avons teintée, et qui permet de reconnaître les vo-lumes d’eau refoulés par les pistons, correspondants à une position quel-conque de la manivelle. En continuant le mouvement, le piston remonteet aspire, par suite le jet est interrompu pendant cette ascension pour re-commencer de nouveau pendant la descente de la deuxième révolution ; letracé qu’on obtiendrait serait donc en tous points identique à celui quenous venons d’examiner.
Pour éviter cette irrégularité, on construit des pompes à deux et à troiscorps, dans lesquels la disposition est telle que les points d’attache aux ma-