PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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logue à la précédente, si ce n’est que toutes les pièces du chariot et dubâtis sont nécessairement plus longues, aussi nous nous sommes con-tenté de n’en représenter qu’une partie. La fig. 13 (pl. 9) est une élé-vation d’un gabarit en fonte logé entre les griffes à vis qui le serrent etlui impriment un mouvement de rotation. La fig. 14 est un fragment desection horizontale faite à la hauteur de l’axe du gabarit, et d’un bois defusil.
Pour peu qu’on examine avec quelque attention ces deux figures, onpeut aisément reconnaître que le mécanisme est le même que celui indiquéci-dessus. Il a suffi évidemment de donner aux principales pièces, commeau chariot, aux vis de rappel qui le font mouvoir, aux bras des touches etaux axes des fraises, des dimensions plus considérables, suivant la longueurmême des gabarits et des bois à travailler; devant toujours faire ces boisde fusils d’une seule pièce, il était important de combiner l’appareil pourremplir ce but. M. Decoster avait cru d’abord devoir faire une addition quipermît de faire marcher le chariot à des vitesses différentes, suivant quel’on eût travaillé sur la crosse du fusil ou sur le canon ; dans le premier cas,il faisait avancer le système moins rapidement que dans le second. A ceteffet l’axe prolongé des gabarits G, portait deux pignons au lieu d’un seul ;ces pignons de diamètres différents engrenaient avec des roues correspon-dantes que l’on pouvait embrayer ou débrayer à volonté. Mais depuis l’ap-plication de la machine spéciale propre à arrondir toute la partie dite lecanon, et qui opère très-rapidement comme on le verra plus loin , il suffitévidemment d’une seule vitesse et, par suite, d’un seul engrenage.
La section horizontale, fig. 14, montre bien comment les gabarits et lesbois sont pincés entre les griffes g et g', et comment ces griffes, à l’aidedes pignons A, reçoivent leur mouvement de rotation; elle montre en outrequ’à l’aide de petites vis filetées e' et de petits volants d', l’ouvrier peut ré-gler le serrage à sa volonté ; disposition qui est aussi exactement la mêmedans la machine à formes. Les douilles ou tiges creuses e' sont ajustées etmobiles dans les manchons cylindriques en fonte Z, qui sont solidaires avecle côté antérieur du bâtis Y ; il en est de même pour les tiges des griffes/et g'; elles sont aussi ajustées et mobiles dans les parties Z', égalementassujéties vers le milieu du bâtis.
Comme la longueur des bois pour les fusils de guerre est assez considé-rable , le constructeur avait jugé utile, pour éviter les vibrations qui pour-raient résulter du travail des fraises, d’additionner des traverses sur lalongueur des parties minces; les chapeaux qui les recouvraient y étaientretenus par des vis ou des boulons qui permettaient de les retirer toujoursavec facilité, mais actuellement, en ne faisant faire à la machine que lefaçonnage des crosses, cette précaution est superflue.
L’ouvrier peut être prévenu lorsqu’il est arrivé à la fin de la course parun mécanisme de débrayage adapté sur le côté de la machine et de manièreà être rencontré par un goujon fixé au chariot.