118
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
mière, et renfermant comme elle des douilles en bronze qui servent decoussinets aux tourillons de ces axes. Il résulte de la disposition adoptéeque tout le système avance nécessairement avec les chariots, et toujoursen proportion avec la vitesse de rotation des gabarits et des bois travaillés.
Comme l’auteur a jugé nécessaire de pouvoir, au besoin, faire marchertout ce système à la main, chaque fois qu’il faut, par exemple, le ramenerà sa position primitive, il a additionné à l’extrémité des deux vis de rappelles petits pignons d’angle j, avec lesquels engrènent les roues f dontl’axe commun k se tourne à la main par une manivelle que l’on rapporte àl’une de ses extrémités. Il a aussi ajouté un mécanisme analogue pourpermettre de régler exactement la hauteur de tout le système au-dessusdes gabarits et des formes. Ce mécanisme consiste en deux courtes visparallèles N (fig. 10, 11 et 12), taraudées dans des oreilles ou équerrescoudées n solidaires avec les bras M et mises en communication par lesdeux paires de roues d’angle l, l' et l’axe transversal m que l’on manœuvreégalement à la main. Il est facile de concevoir, à l’aide des différentesfigures du dessin, que lorsqu’on fait tourner ces vis dans le sens conve-nable, on oblige tout le châssis porte-lames et porte-touches à s’élever, etréciproquement lorsqu’on les fait tourner en sens contraire, on l’obligeà descendre. Un toc à surface courbe n’ est rapporté à la partie infé-rieure de chaque vis N, et butte sur la face droite horizontale du bâtis defonte Y (fig. 7 et 10), pour permettre de régler ainsi la position du sys-tème avec toute l’exactitude désirable. On peut d’ailleurs régler, en outre,les positions de chacune des touches C, indépendamment l’une de l’autre,à l’aide des petites vis de rappel E, dont nous avons déjà parlé, et qui,logées dans les douilles 1)', sont munies chacune d’un volant à main oud’une manivelle.
Les traverses en fer L et L' qui soutiennent les axes des fraises sontfixées par des écrous aux deux bras, afin de suivre absolument les mêmesinclinaisons et les mêmes mouvements que ceux-ci. A l’extrémité des axessont ajustées les petites poulies O, lesquelles sont sans joue, pour ne pasgêner la marche de la courroie de commande P qui passe successivementde l’une à l’autre, comme le montre la fig. 9. Il était utile de placer d’uncôté une fourchette p, pour retenir et guider la courroie dans son planvertical, en la maintenant en même temps tendue par un rouleau Q et pardes poids p' suspendus à un crochet qui est attaché à l’extrémité d’unlevier ayant son point d’appui à l’intérieur du bâtis Y. Le tambour mo-teur de toute la machine est placé sur un arbre spécial et est assez longpour commander la poulie F' et en même temps les poulies O, quelle quesoit la position que celles-ci occupent en avant ou en arrière de l’appareil.
MACHINE A FAÇONNER LES BOIS DE FUSILS,
REPRÉSENTÉE FIG. 13 ET 14, PL. 9 ET PL. 10.
La machine à façonner les crosses des bois de fusils est tout à fait ana-