PUBLICATION INDUSTRIELLE. 121
de l’outil, de sorte que la rainure, qui d’abord n’a vers le bout du canonque la largeur correspondante à celle de la gouge, s’élargit de plus enplus en avançant vers la crosse, comme il est nécessaire.
Il sera facile de bien comprendre la disposition entière de cette nouvellemachine en jetant les yeux sur le dessin pl. 10.
La figure l re représente une coupe verticale et longitudinale de la ma-chine toute montée, faite suivant la ligne 1-2.
La fig. 2, est un plan général vu en dessus.
La fig. 3, une vue par bout du côté de l’excentrique à hélice qui produitle double mouvement.
La fig. 4, une section transversale suivant la ligne 3-4 et en regardantdu côté des poulies de commande.
On voit par ces figures que le bois de fusil A est couché horizontale-ment sur un siège en fonte B, qui est susceptible de recevoir un mouve-ment rectiligne dans le sens de sa longueur et en même temps unmouvement transversal et alternatif autour de l’une de ses extrémités.Ce siège de fonte est placé sur une table horizontale C, qui est ajustéeavec soin sur le banc en fonte I), bien dressé à sa base supérieure et surses côtés, et portant à l’intérieur une longue crémaillère droite et fixe E.Un pignon F, dont l’axe est adapté à la table C, engrène avec cette cré-maillère qui, lorsqu’il tourne sur lui-même, l’oblige à s’avancer et enmême temps à faire marcher la table et tout ce qu’elle porte.
Or, pendant que ce mouvement rectiligne a lieu, le siège et le bois defusil qui y est retenu reçoivent un autre mouvement circulaire alternatif au-tour d’un boulon a (fig. t rc ), rapporté à l’extrémité de la table, et servantde pivot. Ce mouvement est produit par l’excentrique à hélice G dont lesdétails (fig. 6, 7 et 8) montrent bien la forme. Porté par un axe b dont lescoussinets sont adaptés à l’autre extrémité de la table, cet excentriquereçoit dans sa gorge héliçoïde un gougon c fixé au bout du siège, de sorteque, dans sa rotation, il force nécessairement le goujon et par suite le siègeet le bois de fusil à osciller alternativement à droite et à gauche, autour duboulon a. Et en outre , comme la gorge de cet excentrique n’est pas cylin-drique, mais présente, au contraire, en section la forme d’une ellipse(fig. 7), le goujon c est obligé de monter et de descendre, en même tempsqu’il marche à gauche et à droite. Cette extrémité du siège et du bois defusil est donc ainsi animée d’un double mouvement circulaire alternatifproduit par la combinaison même de l’excentrique G. L’axe de ce dernierportant la poulie d, est commandé par une courroie sans fin e, qui passesur les rouleaux de tension f, et de renvoi /',eten outre sur la petite poulieg, montée sur l’arbre moteur h de la machine. Il porte aussi à l’autre extré-mité le petit pignon i qui engrène la roue intermédiaire,/, solidaire avecle deuxième pignon k, lequel commande la roue l, montée sur l’axe dupignon F, qui engrène avec la crémaillère. Ainsi, la même courroie eimprime à la fois au siège B un mouvement rectiligne, dans le sens de sa