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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
longueur et en même temps un mouvement oscillatoire autour de l’une deses extrémités par l’excentrique héliçoïde.
Pendant ce temps l’outil H, dont le taillant est en forme de gougecomme le montrent les fig. 9 et 10, reçoit un mouvement de rotation très-rapide, par l’axe I sur lequel il est monté, et qui porte la poulie à joues K,commandée par une plus grande L, fixée sur l’arbre de couche h. Le sup-port vertical M, qui est élevé au-dessus du bâtis pour porter cet axe I, estgarni de coussinets très-larges N, et permet de la monter ou delà descendreà volonté pour régler exactement la position de l’outil par rapport à la piècequ’il doit attaquer.
Il résulte de cette disposition que la gouge, en tournant sur elle-même,découpe le bois de fusil et y pratique une gorge ou rainure r (fig. 11 ), quià l’entrée, c’est-à-dire vers le bout du canon, du côté du pivot fixe a,est exactement demi-circulaire, comme la partie tranchante de l’outil, eta le même diamètre; mais comme le bois avance au fur et à mesure qu’ilest attaqué, et que par suite le boulon a s’éloigne vers la droite, le mouve-ment oscillatoire se fait sentir de plus en plus, la rainure s’agrandit, parceque la gouge attaque le bois sur une plus grande largeur, et en mêmetemps sur plus de profondeur ; de telle sorte que lorsqu’on arrive vers lacrosse, l’entaille est sensiblement plus large et plus profonde ; on a doncproduit une rainure conique plus étroite à l’entrée vers le bout du canonque vers la lumière, du côté de la crosse; opération essentielle qui n’avaitpas été effectuée jusqu’ici mécaniquement.
Les deux autres poulies L ' et L 2 placées près de la précédente L sur lemême axe h servent, l’une à recevoir le mouvement de rotation de l’arbremoteur qui déjà commande la machine à façonner, et l’autre à interromprece mouvement quand on le juge nécessaire.
Les tablettes avancées P qui existent de chaque côté du bâtis, sont des-tinées à porter les divers outils et autres pièces qui doivent être constam-ment à la portée de l’ouvrier chargé de diriger la machine, de monter etde démonter les bois.
MACHINE A ARRONDIR LA PARTIE DU CANON
ET A FAIRE LA RAINURE DE LA BAGUETTE, PL. 10.
Pour accélérer la fabrication des bois de fusils, le constructeur a penséqu’on pourrait éviter d’effectuer toute l’opération des scies sur la machineà façonner. On peut, en effet, se contenter d’y faire seulement les crossesaprès avoir préparé les canons sur un appareil accessoire ( fig. 4 et 5 ), quia beaucoup d’analogie avec le précédent.
Il a reconnu , à ce sujet, qu’il était possible de façonner cette partie dubois de fusil, à peu près comme il produit la longue rainure demi-circu-laire et conique r qui reçoit le canon, en employant au lieu d’une gouge,un outil particulier O qui a la forme d’un fer à cheval, tranchant sur tout