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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
L’expérience a démontré qu’en France , l’ouvrier auquel on livre un boisde fusil non façonné et toutes ses ferrures, n’emploie jamais moins de12 à 13 heures de travail pour rendre le fusil complet tout monté.
Le même ouvrier recevant avec les ferrures un bois de fusil déjà façonnépar les machines précédentes, le complète en trois heures et demie àquatre heures au plus.
Par conséquent l’économie de temps, en faveur des machines, est doncau moins de huit heures, c’est-à-dire de 66 à 67 p. 0/0.
Or, si on calcule sur un salaire moyen de 3 fr. par journée de 12 heureset qu’on admette un bois de fusil fait à la main pendant ce temps, on voit
que la main-d’œuvre pour ce travail coûte. 3 fr - 000
Le prix de façon d’un bois fait à la machine revient,
comme on vient de voir, à. 0 fr 137
L’achèvement complet du fusil, ainsi préparé, exi-geant h heures, le prix de main-d’œuvre s’élève donc à.. 1 fr -
Par suite, le prix total de la façon et du montage du bois defusil est de. l fr 137
Il y a donc, par l’emploi du système mécanique, une économieréelle sur chaque fusil, de. l fl '-863
c’est-à dire plus de 60 p. 0/0 sur les frais de main-d’œuvre.
Ces nouvelles dispositions de machines typographiques ont pour objet d’imprimerpar un mouvement de rotation continu, à l’aide d’un prisme à plusieurs faces, soitdes feuilles de papier sans fin, soit des feuilles coupées, avec une seule composi-tion, et par suite avec une économie considérable dans la main-d’œuvre.
On a depuis longtemps déjà proposé des appareils à cylindres ou à prismesanimés d’un mouvement rotatif, pour imprimer la typographie (l);mais les moyensimaginés, à ce sujet, pour faire mouvoir ces machines n’ont pu donner jusqu’iciles résultats qu’on en espérait. Persuadé cependant que par les progrès incessantsqui se sont opérés généralement dans la mécanique, il serait possible aujourd’huid exécuter des machines reposant sur le meme principe, mais avec des dispositionspratiques, qui les rendissent entièrement manufacturières, M. Rohlfs s’est occupétout particulièrement de cette question.
Il a examiné d’abord le problème tout à fait à son origine, c’est-à-dire qu’il s’est
(IJ Nous avons donné dans le v e volume ('historique des machines à imprimer, avec la descrip-tion complète et les dessins des meilleurs appareils en usage.