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PUBLICATION INDUSTRIELLE
proposé d’arriver à imprimer d’une manière continue, en appliquant le prisme àbase quarrée, tournant sur lui-même, et en cherchant à cet effet un mécanismetout différent de ceux qui avaient été tentés jusqu’à présent.
On voit que le problème considéré sous ces points de vue, ne laissait pas que deprésenter bien des difficultés, qui n’ont pas été résolues avec les systèmes proposés,et qui ont dû être étudiées d'une manière toute spéciale.
Ces dispositions s’appliquent soit à des machines simples, soit à des machines àun seul ou deux cylindres prismatiques.
Elles se résument ainsi :
1» Construction particulière du prisme ou des prismes qui portent sur chaque faceles planches de caractères, construction telle qu’elle permet d’imprimer le papiersans interruption, et en ne laissant d’une page à l’autre que le blanc nécessaire, cequi présente l’avantage de n’employer qu’une seule composition ;
2° Mécanisme des encriers et des cylindres encreurs, qui sont animés de deuxmouvements distincts, l’un de translation et l’autre de rotation sur eux-mêmes ;
3° Combinaison et construction des cylindres qui présentent les feuilles de papierà l’action de chaque face du prisme ou des prismes ;
4° Principe de l’impression sur papier continu ou sans fin ;
5» Application du caoutchouc vulcanisé, soit sur les cylindres, soit sur les en-creurs ;
6" Enfin, la disposition qui permet d’imprimer sur les deux côtés de la feuille àla fois, avec une seule composition.
D’après l’auteur, il résulte de ces dispositions nouvelles : 1° quel’onpeutavecunemachine simple, à un seul cylindre prismatique, imprimer trois à quatre fois plus vitequ’avec les presses employées jusqu’ici ; qu’elles apportent une très-grande écono-mie, non-seulement dans la célérité mais encore dans la main-d’œuvre, en permet-tant de ne faire qu’une seule composition, ce qui est évidemment d’un très-grandavantage ; et qu’on peut même, en donnant aux cylindres et au prisme la dimen-sion convenable, imprimer le double de journaux, en mettant deux feuilles surla largeur, mais alors en appliquant deux compositions; 2° que l’on peut égale-ment, en employant la machine double à deux prismes, tirer jusqu’à 10 à 12 millefeuilles par heure, avec deux compositions seulement et en marchant avec une par-faite régularité et une grande précision.
Depuis peu de temps on fait usage à Paris , pour imprimer le journal quotidien,la Patrie, d’une machine typographique américaine, à cylindre de grand diamètre,imprimant quatre à cinq feuilles à la fois.
On s’occupe aussi pour le journal la Presse , d’une machine à cylindre dont lescaractères sont stéréotypés en une heure, et qui permettrait d’imprimer 9 à 10,000feuilles à l’heure; nous en rendrons compte.