INSTRUMENTS D’AGRICULTURE.
CHARRUE PERFECTIONNÉE
Par III. ROIÏAIET,
FILATEÜR A PONT—MAÜGIS, PRÈS SEDAN.
RATEAUX MÉCANIQUES
Par M. PASÇUIE K ,
MÉCANICIEN A LA FERTÉ-SOUS-JOUARRE.
( PLANCHE 11 .)
La fabrication des instruments d’agriculture en France, quoique ayantfait bien des progrès depuis un demi-siècle, est encore loin d’être arrivéeà son maximum de perfectibilité et d’économie, et cependant on doit com-prendre combien il importe de les répandre, lorsqu’on pense que les deuxtiers de la population entière de notre pays sont occupés à la culture etaux arts agricoles.
Or, quand il s’agit de produire par année pour plus de deux milliardsde francs de céréales, qui souvent ne suffisent pas à l’alimentation detoute la population, il faut évidemment parvenir à perfectionner les moyensde travail, il faut que la mécanique concoure, comme la chimie, pour dimi-nuer le nombre de bras employés, tout en augmentant les résultats.
A l’exception de quelques appareils très-intéressants et d’une ingénieusecombinaison, on a été péniblement étonné de ne rencontrer à l’Expositionde 1849, que des instruments très-ordinaires, entièrement connus, etn’offrant aucune amélioration qui méritât d’être mentionnée.
Nous devons toutefois citer avec plaisir plusieurs exposants très-recom-mandables, qui, déjà connus dans divers comices agricoles, se sont distin-gués soit par la bonne exécution de leurs machines, soit par les perfec-tionnements successifs qu’ils ont su y apporter. Ainsi, on a pu examineravec beaucoup d’intérêt les charrues, les semoirs, les machines à concasser
9
VII.