PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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soient chargées d’un certain poids, afin de les forcer à toucher partout ;dans ce cas M. Pasquier accroche à chaque râteau une espèce de triangleD, dont le grand côté e, formé d’une base carrée, vient s’appuyer sur lapartie extrême recourbée des dents et en augmente ainsi la charge. Lors-qu’on ne s’en sert pas, on place ces triangles et poids additionnels, dansune caisse ménagée au milieu du grand châssis en bois E.
Chacune des séries de râteaux étant libre autour de l’axe fixe B, on peutles faire tourner autour de celui-ci, soit pour les baisser, soit pour lesrelever à volonté. Mais pour que cette opération puisse se faire rapide-ment, et sans être obligé d’y mettre la main, sur le milieu de la machineest la manette F, au moyen de laquelle le conducteur peut aisément ma-nœuvrer. Pour cela il est bon de remarquer d’abord que cette manettes’assemble à l’une des branches de l’équerre H, dont l’autre branche serelie par une chaîne / à l’extrémité du levier g, qui fait corps avec l’axemobile h. Or, celui-ci porte une suite d’autres leviers semblables g' qui serelient de même par des chaînes j à des anneaux i fixés aux bandes porte-râteaux b, par conséquent lorsqu’on appuie sur le manche F, on soulève cesderniers de la quantité qu’on juge convenable ; il suffit, quand on ramasseles foins ou les luzernes, de les élever à quelques décimètres au-dessus dusol, c’est-à-dire un peu plus haut que le châssis, pour dégager le tasqu’elles ont formé, afin qu’elles puissent passer au-dessus ; mais dans lecas où l’on ne travaille pas, on les relève complètement comme le montrentles lignes ponctuées indiquées fig. 10 ; et afin de les maintenir dans cetteposition, le conducteur prend la tringle en bois 1, appelée clef à ressort,et l’engage dans les deux anneaux k fixés contre la traverse supérieure quiporte l’axe mobile. Cette tringle ou clef 1 est à détente, afin de pouvoirrester en place et se retirer aisément ; on la met dans les anneaux e' quisont rapportés sur la traverse antérieure C' du châssis lorsque l’appareilfonctionne.
Le cultivateur peut également employer une seconde manette G qui està sa portée lorsque l’instrument est en pleine activité. Cette manette, indi-quée en élévation et en plan sur les détails, fig. 11 et 12, est adaptéecontre l’un des longerons ou limons M, et communique comme la pre-mière, par le bras en fer m et par la longue chaîne n (fig. 9 et 10) aumême axe h, de sorte que l’homme peut aisément soulever tout le systèmedes râteaux de la quantité nécessaire et toutes les fois qu’il le juge àpropos.
M. Pasquier apporte dans la construction du châssis en bois E les plusgrands soins pour qu’il présente toute la solidité désirable. Ainsi toutes lespièces sont assemblées à tenons et mortaises, sans traverser toute l’épais-seur, de telle sorte que l’eau ne peut jamais s’introduire dans les joints.
Il évite entièrement les chevilles en bois; tous les assemblages sont com-plétés par des chevilles en fer ou des boulons et des pattes ou des équerresen fer forgé ; ainsi aucune partie ne peut se déranger, quelles que soientles intempéries de la saison.