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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
M. Pasquier, en homme d’observation et de pratique, n’a pas seulementcherché à simplifier et à consolider la construction du mécanisme quicompose ces sortes d’instruments, mais encore à les rendre commodes etfaciles à manœuvrer, à donner aux dents la forme la plus convenable et laplus économique, et de plus à éviter l’engorgement des substances ramas-sées. Il en a disposé, en outre, pour qu’on pût aisément y adapter, quandon le juge convenable, un système de repoutreur mobile qui remplit par-faitement le but.
La fig. 9 de la pl. 11 représente un plan général de la machine toutemontée et prête à fonctionner (1).
La fig. 10 est une élévation latérale ou vue de côté, avec les dents durâteau baissées, puis les mêmes dents relevées indiquées en lignes ponc-tuées. On voit d’abord par ces figures que le râteau proprement dit secompose de six parties distinctes, A, A 1 , A 3 , A 3 , A 4 et A 5 , mobiles ou aumoins libres autour d’un axe B, et formées chacune de cinq dents a en ferméplat recourbé et tordu, comme l’indique la fig. 10. Il est aisé de voirqu’en prenant ainsi du fer plat pour la confection de ces dents plutôt quede les forger exprès, M. Pasquier a eu pour but de simplifier notablement laconstruction, puisqu’il suffit alors de le contourner sur lui-même suivant laforme voulue, pour que la dent se présente de champ, ce qui lui conservetoute sa forme, pendant que la portion qui vient s’enrouler autour de l’axeB, est à plat.
Ces dents sont arrondies par le bout et non pointues, afin de ne faireque poser sur la terre sans l’écorcher ; elles se réunissent, comme on vientde le voir, cinq par cinq à des barres plates 6, situées près de l’axe, etau-dessous de chacune desquelles l’auteur a rapporté une tôle mince cplus large qu’elles, destinée à empêcher que le foin ou les autres herbesque l’on ramasse ne tendent à s’engager dans les dents et ne soient enle-vées avec celles-ci lorsqu’on les relève; et en outre, pour plus de sûreté,il ajoute au besoin à la traverse principale C du châssis en bois, qui com-pose le corps ou le bâtis E de la machine, quelques autres dents fixes d.
Les dents placées de champ ont l’avantage d’être flexibles, de pouvoirs’écarter ou se rapprocher, si une pierre, une motte ou un obstacle quel-conque s’engage entre elles, elles font exactement l’office de ressort quicède pour donner passage à l’obstacle et revient sur lui-même aussitôtaprès. Elles ont de plus cet autre avantage, étant méplates près des barresqui les réunissent, de céder aussi dans l’autre Sens, c’est-à-dire qu’unedent peut être soulevée en rencontrant une saillie, tandis que l’autre peutse baisser en rencontrant un creux ; de sorte que quelle que soit la sinuo-sité du sol, on est certain que les dents ramasseront les herbes danstoutes les parties.
Il est quelquefois utile pour certaines natures de terrains que les dents
(1) Le format du dessin n’a pas permis de faire voir cette machine sur toute sa largeur, mais ilest très-facile de la déterminer.