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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
rare et curieux ouvrage par Yerantius, à la date de 1591. La pl. 41 de cetouvrage représente la première application du dragage à un bateau éle-vant et déversant les matériaux qu’il extrait.
On présume que la première application de la machine à draguer futfaite en Angleterre sous le règne de Charles I er .
En 1618 Savary prit une patente pour une machine à vapeur destinée àélever l’eau et le gros sable de nos rivières.
Un ingénieur hollandais, Cornélius Meyer , publia en 1685, dans un deses ouvrages, une machine à draguer qui diffère très-peu des appareilsmodernes, à l’exception néanmoins des godets qui sont remplacés par desrâteaux élevant la vase dans une auge. L’auteur établit que des machinessemblables sont en usage en Hollande pour le curage des canaux, et quellesélèvent par jour vingt petits canots de terre. Une autre description de ma-chine à draguer est donnée également par un ingénieur hollandais, Mor-tier, en 1734.
En 1718, M. de la Balme, Français , fit approuver par l’Académie la nou-velle machine qu’il imagina sous le titre de Pontons pour curer les ports.C’est la première machine dans laquelle on ait fait usage des godets.
Les roues à écopes de Redelykheid, en 1774, et d’Ekhardt, en 1780, onteu la réputation de bien marcher, mais elles ne pouvaient opérer que dansde basses eaux.
D’autres machines décrites par Belidor dans son Architecture hydraulique,de même que celles qu’on employa depuis à Toulon, à Brest, à Venise età Gênes , étaient simplement composées d’une chaîne à godets mise enmouvement par une roue à pales.
En 1768, M. John Golborn, ingénieur distingué de Chester, fit un projetpour l’amélioration de la Clyde au moyen du dragage des sables et de lacontraction du lit; le devis fut fixé à 9,000 liv. sterl. (225,000 fr.), maisavant que les travaux eussent atteint une longueur de 14 milles, cettesomme était quatre fois dépassée. Déjà avec cet appareil le déplacementdu bateau s’effectuait par des treuils en montant une corde fixée à desamarres ou des ancres. Une machine semblable fut proposée et employéesur la Tamise en 1804 ; elle était munie d’une pince ou tenailles pour en-lever les pierres ou les matériaux durs.
M. Grundy, ingénieur du dock de Hull, imagina, en 1785, une machinepour extraire la vase de ces docks, composée d’une chaîne sans fin arméede godets et attachée à une échelle mobile pour se prêter aux diverses pro-fondeurs des eaux.
Il n’est pas inutile de remarquer ici que les godets en fer fixés à unechaîne sans fin, et inventés par Lonce en 1747, ont été employés pour en-lever la terre provenant des fondations du port de Dieppe et du pontd’Orléans, dès 1750 et 1753, par les célèbres ingénieurs De Cessart etPerronet .
En 1796, M. Grimshaw, du Sunderland, s’adressa à MM. Boulton et