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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Watt pour la construction d’une machine à vapeur destinée à commanderune drague mécanique, laquelle devait servir à curer le port de Sunder-land. La machine fut faite, et le résultat obtenu par ce moyen fut l’éléva-tion de quatre tonnes de sable à la hauteur de dix pieds anglais par minute,c’est-à dire 3 m 05.

C’est donc à MM. Boulton et Watt qu’est due la première applicationde la machine à vapeur au dragage (1). Néanmoins M. Yalcourt, dansune description qu’il fît à la Société d’Encouragement en 1835, descriptionque nous aurons le loisir d’analyser dans le courant de cette notice,M. Valcourt, disons-nous, attribue à Oliver Evans , en 1803, l’établissementdu premier bateau dragueur mû par une machine à vapeur.

Ce bateau fut construit pour la corporation de Philadelphie. OliverEvans le décrit ainsi dans son ouvrage sur les machines à vapeur, traduitpar M. Doolittle :

« Cette machine, destinée à nettoyer le fond des bassins et rivières,était établie sur un bateau plat de trente pieds de long sur douze pieds delarge, avec des seaux attachés à une chaîne sans fin pour amener la vasedu fond, et des crochets pour en retirer les morceaux de bois, les pierreset autres obstacles. Les seaux étaient mus par une petite machine à vapeurdont le cylindre avait cinq pouces de diamètre et dix-neuf pouces de course.Le bateau et la machine furent construits dans mon atelier, situé à unedemi-lieue de la rivière Schuylkill, où il fut mis à l'eau; y ayant adaptédes essieux et des roues de charrettes qui recevaient leur mouvement derotation de la machine à vapeur, celte machine, toute faible qu’elle était,a transporté ce bateau, qui pesait environ quarante milliers, à travers laville de Philadelphie , en faisant le tour de la place du Centre jusqu’à larivière, etc. »

M. Bonnet de Coutz paraît être le premier qui ait pris brevet en France pour les machines à draguer. Son titre date de 1817 (18 novembre). Il futdemandé pour dix ans, et comme importation avec cette désignation : ma-chine à curer les fleuves et les rivières, mue par une pompe à feu, et connueen Angleterre sous le nom de dredging machine.

L’auteur demande le privilège sur l’idée d’application et d’importationd’un moteur à vapeur au curage. Dans une addition en date du 18 janvier1818, il fait remarquer qu’on peut disposer le mécanisme pour marcher àbras d’hommes à l’aide de deux manivelles, et ce dans les terrains tendres.

«Quarante minutes, dit-il, suffisent à cette machine pour verser lessoixante tonneaux de gravier que peut contenir le bateau additionnel (2). »

On trouve dans le bulletin de la Société d’Encouragement (1806), la des-cription d'une machine puissante employée pour curer et approfondir lescanaux de la ville de Venise . Cette machine est formée d’une poutre verli-

(1) Weale’s papers on engineering 4843-1845, t. I, pag 5. ( On lhe dredging machine .)

(2) Brevets expirés , tome xvi, page 50.