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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
cale de cinq mètres environ de longueur, et armée à sa partie inférieured’une ferrure plate ou espèce de bêche creuse destinée à être enfoncéedans ie terrain à la profondeur de quinze à dix-huit décimètres. Vers l’as-semblage de la poutre et de la bêche est un axe horizontal en fer autourduquel tourne la caisse ou cuiller, servant à ramasser les matières qu’onveut extraire du fond. Cette caisse est une portion de cylindre qui a pouraxe celui dont nous venons de parler et des dimensions telles que, lors-qu’elle est abaissée et juxtaposée contre la pelle, celle-ci la ferme exacte-ment. La caisse se meut par le moyen d’un levier de cinq à six mètres delongueur auquel elle est assemblée très-solidement.
Lorsqu’on veut curer, on enfonce verticalement la bêche dans le lit dufond du canal ; la cuiller est tenue ouverte à l’aide d’un crochet adapté à sapartie postérieure et auquel tient une corde tirée par une mouffle. Lorsquela pelle est suffisamment enfoncée, on lâche la mouffle d’un côté, et del’autre on tire l’extrémilé du manche de la cuiller à l’aide d’une corde etd’un cabestan. Ce mouvement tend à faire fermer la cuiller, ce qui ne peuts’opérer sans qu’elle se remplisse des matières dans lesquelles la pelle estenfoncée, et lorsqu’elle vient à être juxtaposée contre cette pelle, les ma-tières ne peuvent plus en sortir. On enlève alors tout l’équipage au-dessusde la surface de l’eau, on ouvre la pelle, et les matières tombent dans unbateau qui vient se placer au-dessous.
L’enfoncement et l’extraction de la pelle s’opèrent au moyen d’un grandlevier ou balancier extrêmement solide dont chaque bras a six mètres delongueur. A l’une des extrémités de ce levier est attachée la poutre quitient la pelle et la cuiller ; l’autre extrémité porte un taraud dans lequeltourne une forte vis, dont le bout inférieur non taraudé est maintenu ettourne dans un collier. D’après cette disposition, en faisant tourner la visà l’aide des leviers qui y sont adaptés, soit dans un sens soit dans l’autre,on fait lever ou baisser les extrémités du levier, et par conséquent la pelleet la cuiller.
Les pièces qui unissent les extrémités du grand levier au manche de lapelle et à la vis, et le collier du bout inférieur de cette vis, tournent sur destourillons horizontaux, afin de former des articulations telles, que rien nesoit forcé pendant le mouvement du levier.
Ce levier et son équipage sont portés sur un ponton fixé pendant l’opé-ration au moyen de pieux qu’on enfonce dans le lit du canal, et qu’on retireà l’aide de treuils.
La machine est manœuvrée par cinq hommes qui peuvent travailler sixheures de suite et élèvent 2 m - c -H0 de matières en cinq minutes à une hau-teur de 4 m -50 en moyenne. Si l’on suppose le poids d’un mètre cube degravier et sable à 1500 kilogr., ce travail équivaut à peu près à un effortde 9 kilogr. avec une vitesse d’un mètre par seconde pour chaque homme.
On voit que ie principe de cette machine est fort simple : elle égalait aumoins en solidité, et surpassait peut-être en facilité dans la manœuvre et