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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ment un brevet d’invention de dix ans pour un système de machines à dra-guer les rivières, les fleuves et les ports de mer.
Le but du constructeur en établissant une telle drague était de fairebeaucoup plus de travail que par les moyens connus, c’est-à-dire leschaînes plus ou moins inclinées, placées de chaque côté ou au mi-lieu d’un bateau. Elle permet de curer à de grandes profondeurs et arendu dernièrement des services remarquables dans le port de Cette pourlequel elle avait été commandée.
Le système se compose d’une machine à vapeur faisant mouvoir unegrande roue armée de godets et placée à l’avant du bateau entre la mem-brure de celui-ci. Cette roue tourne sur un axe roulant dans deux paliersfixés chacun sur une pièce en fonte formant balancier. Cette disposition aété ainsi arrêtée pour pouvoir baisser ou relever la partie mobile de cesbalanciers, et par conséquent la roue à augets. Des treuils placés à l’avantdu bateau ont été disposés dans ce but, afin de soulever ou de baisser àvolonté l’extrémité du balancier.
La roue circulaire est commandée par des poulies et des engrenages quipermettent d’en modifier la vitesse à volonté. Cette roue est formée dedeux fiasques en tôle de forme conique, fixée par le centre sur un arbre ouessieu en fer; de chaque côté, près de la circonférence, on a ajusté unecrémaillère circulaire en fonte, faite de plusieurs morceaux réunis et fixésaux flasques en tôle par des boulons; au sommet d’assemblage, c’est-à-direà la circonférence extérieure, on a ajusté des coins circulaires en bois pourmaintenir la raideur de ces parties. C’est autour de cette couronne quesont assemblés les godets dragueurs, l’extrémité de ces godets est dentéepour racler le sable et la vase, ou l’élever seulement si celui-ci ne formeaucune résistance.
Un tel appareil peut élever jusqu’à 1,200 mètres cubes de sable moyenen douze heures de travail, en allant le chercher à une profondeur de 6à 8 mètres. La disposition est très-solide et tremble moins que ne le fontces sortes d’appareils lorsqu’ils sont mis en mouvement.
M. Letestu, qui est bien connu pour ses nouvelles dispositions de pom-pes à eau, a aussi étudié la question du dragage, et a consigné ses idéesdans un brevet en date du 11 octobre 1844, qu’il prit sous le titre de Ba-teau dragueur.
L’auteur pose en principe qu’il est illusoire d’enlever les terres, cailloux,galets ou graviers qui obstruent le lit des fleuves, l’embouchure desports, etc., puisque les causes qui ont amené les obstructions se renou-vellent incessamment. Il préfère creuser un chenal spécial pour le passagedes navires, en rejetant à droite et à gauche les matériaux encombrants.
Pour cela, il fait usage de plusieurs procédés.
Le premier, décrit dans son brevet primitif, consiste en un système deroues à pales verticales montées en dehors et sur le bout du bateau. Lapremière de ces roues est garnie d’un tambour et n’attaque les terres que