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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
quinze ans pour des perfectionnements apportés aux machines à draguer.
Cette invention consiste dans l’idée d’adapter aux bateaux dragueursune suite de pelles ou tiroirs mobiles qui non-seulement draguent et en-lèvent le sable, mais encore le retiennent de manière à le transporter avecle bateau. A cet effet, le dessous du navire forme une suite de comparti-ments ou de coffres pouvant chacun contenir une des pelles en question etles mettre à l’abri lors du transport. L’auteur n’attache aucune importanceaux formes ni à l’exécution, mais seulement à l’idée qu’il décrit du dra-gage combiné avec le transport sur un seul bateau.
M. Dumoulin, dans un brevet qu’il prit le 24 avril de l’année suivante,sous le titre de Système de barrage et de dragage propre à rendre navi-gables les cours d'eau par les plus basses eaux, s’attache à démontrer sonsystème de barrage et d’endiguement proprement dit; néanmoins, et touten ne donnant pas de dessins, il fait voir dans sa description tout le partiqu’on pourrait tirer du dragage, pour établir des talus qui aideraient à sonsystème.
M. Taylor, de Marseille , propose simplement dans un de ses brevets à ladate du 19 janvier 1847, d’aménager à bord des bateaux à vase, un moteurà vapeur capable de transporter les matériaux à de grandes distances. Onévite ainsi les remorqueurs à vapeur séparés et le remorquage à l’aide deschevaux.
En 1848, le 23 septembre, M. Génin proposa d’armer d’une forte ai-lette en fer à quatre branches, la partie inférieure de la lanterne desdragues ordinaires. Au moyen de cette disposition on peut, dit l’auteur,soit charger les pierres ou les poutres sur la chaîne ù godets, soit par descoups réitérés, les briser et en diminuer le volume, soit enfin aider et dé-barrasser à l’avance le travail du dragage. Si l’invention a été expérimen-tée, ce que nous ignorons, et si elle a donné de bons résultats, c’est sanscontredit le moyen le plus simple qui ait été imaginé pour accomplir untel travail.
DESCRIPTION DE LA DRAGUE A VAPEUR,
KEPBÉSENTÉE SUB LES PL. 12 ET 13 .
Cette drague, établie pour effectuer les grands travaux de dragage desnouveaux bassins du lïâvre, présente plusieurs particularités remarquablesqui ne se rencontrent pas dans les autres systèmes les plus récents, soit enAngleterre, soit en France .
Ainsi le mouvement des norias, ou des chaînes à godets, est communi-qué par des poulies et des courroies au lieu d’engrenages. Le bateau surlequel l’appareil est monté s’avance graduellement par l’effet du moteurmême, au lieu d’être commandé séparément par des hommes. L’élévationet l’abaissement des chaînes à godets s’effectuent également par la machineet peuvent se produire à volonté, indépendamment l’une de l’autre.
Tout le mécanisme est aussi disposé de manière à interrompre aisément