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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
porte, ainsi que nous le verrons sur la pl. 14, quatre poulies, dont deux Gsont d’un diamètre égal à 2” 50, et les autres G' n’ont que l m 70 seulement.Cette addition de doubles poulies a pour objet de permettre de faire mar-cher les dragues à deux vitesses différentes. On comprend qu’il peut, eneffet, souvent être utile de faire mouvoir les chaînes à une grande vitesse,lorsque le dragage, par exemple, ne présente pas une grande résistance,tandis que, au contraire, on doit ralentir sensiblement si les matières à en-lever sont difficiles et très-résistantes.
Le mouvement est communiqué au grand arbre de couche b, placé plusprès du centre du bateau et à deux mètres au-dessus du pont, par les deuxgrandes courroies c, qui n’ont pas moins de 20 centimètres de largeur. Cetarbre porte, comme le premier, quatre fortes poulies, dont deux D corres-pondent aux deux plus grandes G, et les deux autres IV de mêmes dimen-sions que ces dernières correspondent, au contraire, aux plus petites G'.Cetarbre de couche devient ainsi le moteur de toute la drague, et tourne soità la vitesse de 20 tours 40 par minute, lorsque celle de l’arbre des ma-chines est de 30 tours, et que les courroies passent, comme l’indique ledessin, sur les poulies G' et D', soit à celle de 44 tours 10 quand les cour-roies se trouvent en G et I). II est évident qu’en ralentissant ou en aug-mentant la rapidité des machines, on peut obtenir en outre des vitessesintermédiaires.
L’arbre de couche b porte un fort pignon droit d, qui engrène avec lagrande roue dentée F', fixée sur le grand arbre en trois pièces E', parlequel le mouvement de rotation est transmis aux deux chaînes sans fin.
Le rapport entre le diamètre du pignon et celui de la roue est comme1 à 6 environ, par conséquent la vitesse de rotation de l’arbre E' et destambours de la drague est six fois plus petite que celle de l’arbre de com-mande b, d’où il résulte que la rotation minimum des chaînes est à peinede 3 tours par minute, et celle maximum de 8 à 9 tours au plus.
L’arbre E' est en trois parties réunies par des manchons d’embrayage,afin de permettre de faire marcher les chaînes, soit ensemble, soit indé-pendamment l’une de l’autre, à volonté et suivant les besoins. Il arrive, eneffet, que quelquefois il n’est utile que d’en faire mouvoir une seulement ;le constructeur a ménagé cette faculté en appliquant les manchons e e',que l’on peut toujours embrayer ou débrayer aisément à l’aide des grandesmanettes à fourches /. (Voir le détail d’un de ces manchons fig. 11, pl. 13. )
La portion milieu de l’arbre est portée par les coussinets des supports enfonte g , qui sont boulonnés entre les grandes et fortes pièces de charpenteC, qui reposent sur le fond du bateau et s’élèvent bien au-dessus du pont.Les deux autres parties, qui reçoivent les tambours supérieurs des chaînesà godets, sont aussi portées, d’une part, par des supports g r semblables,mais moins forts que les précédents, et fixés de la même manière auxpoutres C / , et de l’autre par des chaises de fonte g 2 suspendues à despoutres longitudinales II qui réunissent les pièces C et C' par leur som-