156
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
reçoit son mouvement continu du moteur par la poulie Z, laquelle n’a puêtre directement mise en communication avec l’arbre de couche de la ma-chine, à cause de l’énorme distance qui existe entre elle et cette machine.Le constructeur a préféré appliquer vers le milieu de cette distance unarbre intermédiaire ô 3 portant les poulies TI et Z 2 , et par conséquent lemouvement est transmis de celles principales du moteur par deux cour-roies au lieu d’une seule, comme on le voit sur le plan général.
Pour que le mouvement descensionnel de la chaîne à godets ne puissese faire trop rapidement, à cause de la charge considérable qui tend àtirer la chaîne de suspension, on a eu le soin d’appliquer à la roue Y' unfrein énergique, composé d’une plate-bande en acier, qui embrasse lagorge circulaire ménagée sur le côté de la roue, et attachée, d'un bout,en un point fixe, sous une traverse du pont, et de l’autre, à la plus courtebranche d’un levier coudé b', qui est chargé, à l’extrémité de la branchela plus longue, d’un contre-poids convenable, lequel a pour objet de tenirla plate-bande circulaire constamment en contact avec la surface de lagorge. Lorsqu’on veut, toutefois, dégager le système pour empêcher lefrein d’agir, il suffit de soulever le levier du côté de son contre-poids, cequi se fait du dessus du pont à l’aide de la tringle c 2 .
On a donc ainsi ménagé toute la commodité et toute la sécurité dési-rables pour le service de la drague, et, comme on le voit bien sur le dessind’ensemble, le mécanisme étant tout à fait distinct pour chaque chaîne àgodets, on peut indifféremment faire mouvoir l’une sans l’autre, et réci-proquement.
Plusieurs treuils A', B', B 2 , D' sont disposés et répandus sur le pont dunavire pour servir à diverses manœuvres qui sont indépendantes des ma-chines. Ces treuils sont d’une construction très-simple.
Le bateau est aussi muni d’un gouvernail E 2 pour servir à le diriger dansles directions voulues, lorsqu’on le fait marcher. Enfin, plusieurs escalierssont ménagés à divers points pour le service de tout l’appareil, commeaussi des cabines en bois sont formées entre la cale et le pont pour y logerdes outils, et au besoin recevoir quelques-uns des ouvriers. La machine etles chaudières A 2 occupent l’extrémité du navire à l’avant et les treuils desuspension lui font équilibre à l’arrière.
Travail — Avec ce système de drague, on enlève 95 mètres cubes devase ou de sable par heure dans les nouveaux bassins en construction.C’est environ le double de ce que l’on faisait avec les anciennes dragues àengrenages de moindres dimensions.
Dans le projet, l’administration fixait ainsi le travail annuel :
« La drague ancienne de l’administration, de la force de 8,63 chevaux,peut extraire par an des bassins 74.000 mètres cubes.
« L’une des nouvelles dragues, de la force d’environ 16 chevaux, pourraextraire proportionnellement 137.000 mètres cubes. (D’après nos donnéeson voit que ce chiffre a été de beaucoup dépassé.)
« Dans l’avant-port le cube extrait serait réduit par la sujétion des ma-