PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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ne tournent que d’une très-petite quantité. On peut au besoin faire mou-voir ces treuils à la main, en dégageant les cliquets des dentures et ens'appliquant aux grandes manivelles en fer t , qui sont montées aux extré-mités de l’axe q'; cet axe porte le pignon denté u, qui engrène avec lagrande roue droite Q', placée à côté des roues à rochet sur l’arbre q. Lemouvement imprimé aux manivelles t est donc ainsi communiqué auxtambours R par ces engrenages, et détermine par suite l’avancement lentet graduel du navire.
Pour marcher plus rapidement, ce qui peut avoir lieu lorsque le bateaudoit aller à vide, sans travailler, on se sert des petits treuils R 7 , qui sontplacés au-dessus des précédents et fixés sur l’axe q'. On débraye alors lepignon u en faisant glisser l’axe dans ses coussinets.
Les chaînes de traction s sont guidées au delà des treuils par des rou-leaux ou galets à gorge S, et en outre, à l’extrémité du bateau, pard’autres galets S' et par des rouleaux horizontaux S 2 .
Inclinaison des échelles — Le mécanisme pour enlever ou des-cendre les dragues est aussi disposé d’une manière très-heureuse et per-met de faire monter par le moteur, comme nous l’avons dit, chaque sys-tème indépendamment l’un de l’autre.
Ce mécanisme consiste en deux grands et forts treuils en fonte, com-posés chacun d’un gros tambour cylindrique et horizontal T, à gorge con-tinue et héliçoïdale, sur la circonférence duquel s'enveloppe la chaîne desuspension v qui communique avec les mouffles U. L’axe de ce tambourporte une forte roue droite V, avec laquelle peuvent engrener deux pignonsdroits x , x qui lui transmettent chacun un mouvement de rotation diffé-rent. Le pignon x n’est pas invariablement fixé sur son arbre, mais il y est,au contraire, ajusté libre ; c’est seulement à l’aide d’un manchon d’em-brayage y qu’on le rend solidaire, en faisant glisser celui-ci par la grandemanette y’ qui s’élève au-dessus du pont. Or, lorsque cet embrayage a lieu,le treuil marche moins lentement que quand c’est le second pignon x' quicommande, parce que la vitesse de celui-ci est notablement retardée par laroue droite Y 7 , montée sur son axe qui, comme on le voit, est directe-ment au-dessus du tambour. Avec cette roue V' on peut faire engrener lepignon .* 2 , qui est ajusté libre sur le môme axe que le premier x, et quel’on embraye ou que l’on débraye comme celui-ci, au moyen d’un man-chon mobile et d’une grande manette y 3 semblable à la précédente. On voitdonc qu’en embrayant ainsi l’un ou l’autre des deux pignons x f ou x 1 , onfait marcher le treuil moins ou plus lentement, et par suite on soulève ouon descend la chaîne à godets avec plus ou moins de célérité.
L’arbre de ces deux pignons mobiles x et x? se prolonge d’un bout, pourporter la roue d’angle Y, avec laquelle engrènent à la fois les deux rouesfolles Y 7 et Y 2 , qui sont de même diamètre. Ces dernières, libres sur leuraxe, n’y deviennent solidaires qu’autant que l’on embraye avec l’une ouavec l’autre le manchon z', ce qui se fait à la main par la poignée àfourche s 2 . L’axe qui porte ces roues folles et leur manchon d’embrayage